François de Neuville

Élements biographiques

François de Neuville Loisirs artistiques, étrennes à la jeunesse… (1842)

Le roi de France, voyant entrer son rival, se souleva précipitamment sur son lit, et lui adressant la parole d'un ton de reproche et d'amertume : « Monsieur, lui dit-il, venez-vous voir mourir votre prisonnier?
— Je viens embrasser mon frère, répondit Charles-Quint avec une sorte d'effusion de cœur; les contestations qui ont arrêté trop longtemps les plénipotentiaires vont être terminées, et rien ne peut retarder votre liberté. »
Ce n'étaient que de vains mots, l'heure de la délivrance n'avait point encore sonné pour François. Marguerite alors songea à le faire évader sans pouvoir y réussir.
Source : Gallica

François de Neuville Loisirs artistiques, étrennes à la jeunesse… (1842)

Luisa, n'ayant au monde ni parents ni garnis, fut trop heureuse d'entrer comme servante chez un riche seigneur qui l'envoya à sa maison des champs.
Cependant le seigneur Giovanni menait un train de prince à Venise. Affranchi de ce mariage qui nuisait à ses projets ambitieux, il préparait sur la disparition de sa femme une fable calomnieuse qui devait à tout jamais l'exclure de lamaison de son père, lorsque celui-ci vint à mourir; aussi se livra-t-il sans frein à son goût pour les plaisirs. Giovanni avait à ses ordres cent valets à splendide livrée, et les gondoles les plus belles de Venise
Source : Gallica

François de Neuville Loisirs artistiques, étrennes à la jeunesse… (1842)

Le succès ne répondit pas à son attente. La belle et douce douairière d'Alençon n'avait pu fléchir Charles-Quint, et ne trouva le moyen de signaler sa présence à Madrid qu'en prodiguant mille soins affectueux à François I. Le roi de France, soit par honte de s'être laissé prendre aux piéges qu'on lui avait tendus, soit par ennui de la solitude, soit enfin par désespoir de ne pouvoir faire ouvrir les portes de sa prison, était tombé dangereusement malade. Marguerite passa les jours et les nuits à son chevet, étudiant les progrès du mal, qui devint tel qu'on craignit une mort prochaine.
Source : Gallica

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