Honoré de Balzac,
Oeuvres de H. de Balzac. Tome 3
“ Ginevra était entière dans ses volontés, vindicative, emportée comme Bartholoméo l’avait été pendant sa jeunesse. Le Corse se complut à développer ces sentiments sauvages dans le cœur de sa fille, absolument comme un lion apprend à ses lionceaux à fondre sur leur proie. Mais cet apprentissage de vengeance ne pouvant en quelque sorte se faire qu’au logis paternel, Ginevra ne pardonnait rien à son père, et il fallait qu’il lui cédât. Piombo ne voyait que des enfantillages dans ces querelles factices ; mais l’enfant y contracta l’habitude de dominer ses parents. ”
