Ferrari, Revue des Deux Mondes
“ Remontez au-delà du XVIe siècle ; tous les Italiens sont entraînés par la langue italienne ; après le XVIe siècle, ils se trouvent entre deux langues : l’italienne qui exprime la vieille civilisation des seigneuries, et la municipale qui représente des idées bornées, mais vivantes, et ils choisissent la langue de leurs idées, la langue vivante. Dans le patois, leur génie est à son aise, libre, railleur sans pédanterie, élégant sans artifice ; dès qu’ils touchent à la langue italienne, ils sont gênés, fardés comme s’ils écrivaient en latin ou en grec. ”
