Ferrari, Revue des Deux Mondes
“ Ainsi, Foscolo et Gioja divinisaient le plaisir et le cherchaient dans l’illusion : Foscolo, en poète, regardait tristement ce rêve de la vie ; Gioja, en économiste, jouait avec les illusions pour obtenir la plus grande somme possible de plaisirs. M. Rosmini voit l’alternative et la pousse aux extrêmes. « C’est l’alternative, dit-il, du désespoir et de la folie ; rejetez-vous l’illusion ? vous désespérez de la vie ; l’acceptez-vous ? votre bonheur, c’est le bonheur de la folie. » — C’est que la nature, poursuit-il, ne suffit pas à l’homme. Aristote n’y trouve que l’image du bonheur. ”
