Ch. de Rémusat, Locke, sa Vie et ses Œuvres, dernière partie
“ III Aucun des ouvrages de Locke n’est marqué du sceau du génie. Vous n’y trouverez pas, comme dans Bacon, ce ton sublime, cette ferme raison servie par une imagination éclatante : ni l’esprit large et puissant de Descartes, pénétrant comme un géomètre, observateur comme un physicien, inventif comme un rêveur ; ni l’universalité rapide de Leibnitz, le seul homme qui ait uni la facilité à la profondeur ; ni la grandeur sévère des déductions de Kant, ce sceptique concluant qui se soutient dans le vide, et dont la pensée se fait le centre du monde. ”
