Résumé

Ch. de Rémusat Locke, sa Vie et ses Œuvres, première partie

Un morceau sur cette question : « Jusqu’à quel point la volonté agit-elle sur l’entendement ? » d’autres sur l’étude, sur les scrupules et les devoirs, sur l’immortalité de l’âme, sur l’espace, ressemblent à des fragmens de l’Essai sur l’Entendement humain. Je ne sais même si Locke ne s’y exprime pas avec plus de hardiesse que dans ses ouvrages imprimés, et s’il ne s’y fait pas mieux connaître dans la liberté de sa pensée.
Lorsqu’il revint à Londres, il trouva lord Shaftesbury et l’Angleterre elle-même dans une crise grave.
Source : Wikisource

Ch. de Rémusat Locke, sa Vie et ses Œuvres, première partie

« Là où c’est le pouvoir et non le bon exercice du pouvoir qui donne la réputation, toute injustice, fausseté, violence et oppression qui fait échec à ce pouvoir passe pour sagesse et habileté. » La portée de cette réflexion allait-elle jusqu’à Shaftesbury, ou s’arrêtait-elle à son parti ? Il est certain que tout ce que Locke a écrit sur lui témoigne d’une grande admiration et d’un véritable goût pour sa personne ; mais le goût et l’admiration ne rendent point un homme tel que Locke dupe des qualités au point d’ignorer les défauts, ni aveugle pour le mal, parce qu’il est touché du bien.
Source : Wikisource

Ch. de Rémusat Locke, sa Vie et ses Œuvres, première partie

Quoiqu’une synthèse large et supérieure doive réunir dans une juste mesure le pouvoir et la liberté, et que l’union n’en soit pas plus impraticable dans les faits que dans les idées, on ne peut nier que le pouvoir et la liberté ne soient deux choses si distinctes, si importantes, si souvent exposées à s’entre-choquer et à s’exclure, que l’œil même de l’esprit a peine à les considérer ensemble, et que la science politique penche souvent vers l’un ou l’autre, sans contre-poids qui la retienne.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature