Résumé

Ch. de Rémusat Des Controverses religieuses en Angleterre…

Nous sommes ici en présence d’un vrai chrétien. Ici la religion est plus qu’une idée ou une émotion, elle est la règle de la vie, elle en est l’âme. Arnold en était venu de bonne heure à ne pas concevoir, dans ce siècle surtout, la vertu sans Dieu, ni Dieu sans Jésus-Christ. Sa foi n’était pas le recours mystique de l’imagination qui se prend pour la conscience. Encore moins était-elle la servitude doctrinale d’un esprit subtil et faible qui s’enchaîne à des formes et à des mots. C’était la sanctification d’une philosophie pratique.
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Ch. de Rémusat Des Controverses religieuses en Angleterre…

L’esprit conservateur, légitime en soi, lui paraît condamné dans ses actes par l’histoire de tous les temps. La réforme seule, la réforme accompagnée d’un sentiment profond des souffrances sociales et d’une sévérité inflexible pour le mal dans les principes et dans les faits, telle fut en tout temps sa politique. Il voulait réformer, non pour plaire, mais pour guérir. C’était donc au fond la réforme morale qu’il cherchait dans la réforme politique, et comme elle ne pouvait être morale si elle n’était religieuse, ce qu’il voulait réformer avant tout, c’était l’église.
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Ch. de Rémusat Des Controverses religieuses en Angleterre…

Fuir et combattre le mal, aimer et faire le bien, c’est le servir, c’est lui plaire et se rapprocher incessamment de lui, malgré la distance infinie qui sépare l’homme de Dieu. On conçoit que cette foi ardente, morale, pratique, n’a rien d’incompatible avec le libre usage de la raison dans l’interprétation des Écritures. Elle sanctifie cette liberté comme tout le reste, et elle est d’autant plus forte contre les atteintes de l’esprit d’incrédulité, qu’elle ne demande aucun sacrifice au sentiment de la dignité humaine.
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