Résumé

John Henry Newman Conférences prêchées à l'Oratoire de Londres… (1851)

Car, il est évident qu'une église nationale peut rendre les plus grands services à l'Etat, quand elle est tenue sous un contrôle sévère. L'Etat désire rendre ses sujets tranquilles et obéissants, et rien n'est plus propre que la religion à atteindre ce but. Il désire qu'ils aient quelques notions du monde à venir, mais pas trop, tout autant qu'il faut en avoir dans l'intérêt du monde présent. La décence, l'ordre, le travail, la patience, la tempérance et autant de pureté que l'on peut en attendre de la nature humaine, telles sont les vertus que l'Etat exige de ses administrés.
Source : Gallica

John Henry Newman Conférences prêchées à l'Oratoire de Londres… (1851)

Jetez vos regards au dehors, mes Frères, et voyez si l'accord de plusieurs membres séparés par l'espace et par les circonstances, mais unis par le coeur, ne fait pas visiblement la force de l'Eglise catholique en ce temps-ci. Vous ne pourrez résister au monde qu'autant que vous appartiendrez à une communion qui existe sous plusieurs-gouvernements, et qui ne dépend d'aucun d'eux en particulier, ou qui, se trouvant placée, ce qui n'est pas concevable, sous l'empire de quelque puissance, aussi étendue qu'elle-même, a cependant un centré immuable sur lequel elle puisse s'appuyer.
Source : Gallica

John Henry Newman Conférences prêchées à l'Oratoire de Londres… (1851)

Si le christianisme était l'ouvrage des hommes, il prendrait, lui aussi, un autre aspect que celui qu'il a eu jusqu'ici. Il faudrait refaire son histoire comme on refait l'histoire de Rome, celle des couches de la terre, celle des langues, ou celle de l'action chimique. Un catholique ne dédaigne ni ne craint de pareilles investigations, bien qu'il déteste l'esprit dans lequel elles sont conduites. Il consent à ce que l'incrédulité continue ses attaques contre l'Eglise, parce qu'il sait qu'après ces attaques elle sera aussi solide qu'auparavant.
Source : Gallica

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