Résumé

John Henry Newman Histoire du développement de la doctrine chrétienne… (1848)

Toutes ces représentations sont des vérités, chacune d'elles étant un aspect du christianisme ; mais aucune n'est la vérité tout entière. Car le christianisme a bien des aspects : il a son côté imaginatif, son côté philosophique, moral, politique ; il est solennel et gai, indulgent et sévère ; il est lumière et il est obscurité ; il est tout à la fois amour et crainte.
Quand une idée, réelle ou non, est de nature à intéresser l'esprit et à s'en emparer, on dit qu'elle a de la vie, c'est-à-dire qu'elle vit dans l'esprit qui la reçoit.
Source : Gallica

John Henry Newman Histoire du développement de la doctrine chrétienne… (1848)

Y a-t-il une religion que les hommes haïssent et à laquelle ils reprochent de faire du prosélytisme, d'être anti-sociale, révolutionnaire, de diviser les familles, de séparer les amis, de corrompre les maximes du gouvernement, de se moquer de la loi, d'opérer la dissolution de l'empire, d'être l'ennemie de la nature humaine « et de conspirer contre ses droits et ses privilèges1 ?» Y a-t-il une religion que les hommes regardent comme un instrument de ténèbres et une impureté appelant sur le pays la colère des cieux?
Source : Gallica

John Henry Newman Histoire du développement de la doctrine chrétienne… (1848)

La suprématie de la conscience est l'essence de la religion naturelle ; la suprématie d'un Apôtre, d'un Pape, d'une Église, d'un Evêque, est l'essence de la religion révélée ; et quand cette autorité extérieure vient à manquer, l'esprit retourne encore à ce guide intérieur qu'il possédait même avant que la révélation fût accordée.
Ainsi, ce qu'est la conscience dans le système de la nature, la voix de l'Écriture, ou de l'Église, ou du Saint-Siége, l'est dans le système de la révélation. On peut sans doute objecter que la conscience n'est pas infaillible
Source : Gallica

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