Preuve

Définition et enjeux

Bernard Jullien Petit traité de rhétorique et de littérature (1853)

CONFIRMATION, RÉFUTATION, DIVISION.
La confirmation et la réfutation sont quelquefois comprises sous le nom collectif de la preuve.
La confirmation est cette partie du discours dans laquelle l'orateur prouve le fait qu'il a raconté, ou la vérité qu'il a exposée. Il doit tirer toutes ses preuves du
fond du sujet, et les lier tellement entre elles qu'elles ne fassent qu'un tout, d'où découle naturellement la conclusion qui renferme la proposition générale.
Source : Gallica

Achille Didier Principes de rhétorique et de littérature… (1863)

La preuve, cependant, est le corps et le fond du discours. Pour emprunter une image familière à Cicéron, elle fait dans le discours l'office de la chair, des muscles et des os. La passion est le sang, ou mieux encore le souffle qui fait circuler la vie dans cette matière inanimée.
La preuve se présente sous deux formes : les Arguments et les Lieux communs.
ARGUMENTS. SYLLOGISME. — Les Arguments sont les formes du raisonnement. Raisonner,c'est comparer deux
propositions ou jugements, et, de cette comparaison, tirer une proposition nouvelle, que l'on appelle conclusion.
Source : Gallica

Louis-Henri-Mathias Bellefroid Manuel d'éloquence sacrée, à l'usage des séminaires et de ceux qui commencent à exercer le ministère de la prédication… (1847)

Voici maintenant à quels caractères on reconnaîtra une bonne preuve, et ce qui doit nous diriger dans le choix de nos moyens de conviction. La vérité se prouvant par une autre vérité antérieurement connue, la bonne preuve sera cette vérité avouée par celui que l'on entreprend de convaincre, et avec laquelle la vérité en question a un rapport essentiel et intime.
Source : Gallica

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