Résumé

A. Ollivier Chefs-d'oeuvre d'éloquence profane… (1865)

Ce n'était qu'un récitateur de mémoire, et aujourd'hui il improvise sur le premier sujet donné, avec une fougue, une audace, une grâce, une délicatesse d'à-propos, une richesse d'images, une abondance de mouvements, un bonheur d'expressions, dont aucun orateur vivant n'approche. Il est tellement sûr de son improvisation, qu'il ne se retient plus aux rampes de la tribune; il s'abandonne à toute la puissance de son vol de cygne; il fend les eaux et il se déploie, de même qu'un navire aux voiles de pourpre, doucement enflé par les zéphirs, se joue sur les ondes d'un lac tranquille.
Source : Gallica

A. Ollivier Chefs-d'oeuvre d'éloquence profane… (1865)

Je commence par la liberté, Romains, parce que la liberté est le premier droit de l'homme , le droit de n'obéir qu'aux lois et de ne craindre qu'elles. Malheur à l'esclave qui craindrait de prononcer son nom ! Malheur au pays où le prononcer serait un crime ! C'en était un sous vos tyrans : mais qu'ont produit leurs vaines fureurs ? Ont-elles étouffé dans le cœur de vos pères ce sentiment généreux ? On pourra le combattre, on ne peut le détruire ; il subsiste partout où il y a des âmes fortes ; il se conserve dans les chaînes ; il vit dans les prisons, renaît sous les haches des licteurs.
Source : Gallica

A. Ollivier Chefs-d'oeuvre d'éloquence profane… (1865)

Oui, Messieurs, on peut craindre un double malheur en France, et un malheur plus grand que le mal même de la guerre ; on peut craindre des désordres et une révolution désordonnée. C'est pour cela que ceux qui ne sont pas révolutionnaires, et qui peuvent le dire sans renier leur origine, sollicitent les gens de bien, les gens d'ordre et de raison, les esprits courageux et éclairés, de se placer à la têrte des susceptibilités de la nation, d'être les défenseurs jaloux de tout ce qui touche à l'honneur et à la dignité nationale.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature