A. Ollivier, Chefs-d'oeuvre d'éloquence profane… (1865)
“ Ce n'était qu'un récitateur de mémoire, et aujourd'hui il improvise sur le premier sujet donné, avec une fougue, une audace, une grâce, une délicatesse d'à-propos, une richesse d'images, une abondance de mouvements, un bonheur d'expressions, dont aucun orateur vivant n'approche. Il est tellement sûr de son improvisation, qu'il ne se retient plus aux rampes de la tribune; il s'abandonne à toute la puissance de son vol de cygne; il fend les eaux et il se déploie, de même qu'un navire aux voiles de pourpre, doucement enflé par les zéphirs, se joue sur les ondes d'un lac tranquille. ”
