A. Ollivier

Élements biographiques

A. Ollivier,  Chefs-d'oeuvre d'éloquence sacrée… (1867)

“ Car ce n'est pas la conception qui lui manque, il est dans la pleine lucidité de son entendement. Ce n'est pas même la vérité, car la vérité de l'univers n'est rien. Ce qui lui manque, c'est de croire et d'être ému, c'est de voir Dieu derrière les choses, et de sentir sous le vêtement qui nous le cache l'onction de sa beauté. Il ne la sent pas. Au contraire de ce vivant qui était attaché à un mort, c'est lui qui est le cadavre. Il transporte sa misère à la vie qui l'étreint, et les palpitations de la réalité ne sont plus pour lui que le son d'une horloge qui lui mesure son agonie. ”
Source : Gallica

A. Ollivier,  Chefs-d'oeuvre d'éloquence profane… (1865)

“ Ce n'était qu'un récitateur de mémoire, et aujourd'hui il improvise sur le premier sujet donné, avec une fougue, une audace, une grâce, une délicatesse d'à-propos, une richesse d'images, une abondance de mouvements, un bonheur d'expressions, dont aucun orateur vivant n'approche. Il est tellement sûr de son improvisation, qu'il ne se retient plus aux rampes de la tribune; il s'abandonne à toute la puissance de son vol de cygne; il fend les eaux et il se déploie, de même qu'un navire aux voiles de pourpre, doucement enflé par les zéphirs, se joue sur les ondes d'un lac tranquille. ”
Source : Gallica

A. Ollivier,  Chefs-d'oeuvre d'éloquence sacrée… (1867)

“ Eh bien! le sens dépravé a eu des prêtres; il a eu des prêtres chargés d'exercer, comme un ministère de sainteté, cet effroyable ministère de la dépravation.
Que dis-je? des prêtres! il a eu des temples! Des temples!
mon Dieu ! Quand l'homme est fatigué, quand il est las du jour et n'en peut plus de la vie, il se met en chemin, il va frapper à la porte d'un temple ; il tombe à genoux, il prie, il monte vers Dieu dans ces murailles qui en sont la demeure ; son âme y respire l'espérance et le parfum d'une vie meilleure : voilà
le temple.
”
Source : Gallica

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