Marc-Aurèle

Définition et enjeux

C. Martha Marc-Aurèle et l’Examen de conscience d’un empereur romain

Jamais Marc-Aurèle, malgré les délicatesses de ce qu’on pourrait appeler sa spiritualité, ne parle de ces petites vertus raffinées que les âmes qui travaillent trop sur elles-mêmes finissent par imaginer. La magnanimité, la liberté, le calme, la sainteté de la vie, voilà les objets de ses désirs. La douce impatience de ces désirs donne quelquefois un certain pathétique aux apostrophes qu’il s’adresse à lui-même : « O mon âme, quand seras-tu bonne et simple? » Quelquefois il se supplie lui-même de se donner au plus tôt des vertus qui le ravissent.
Source : Wikisource

C. Martha Marc-Aurèle et l’Examen de conscience d’un empereur romain

Quoi qu’il en soit, le stoïcisme, jadis si fier, si provoquant, s’adoucit dans ce livre, devient humble, se répand en amour, en mélancoliques tendresses et rencontre çà et là dans ses désirs de perfection un langage presque mystique. Qu’on se garde pourtant de croire que Marc-Aurèle est un quiétiste assoupi sur le trône, qui cherche à former son âme sur le modèle d’un idéal plus ou moins chimérique et délaisse le monde qui lui est confié pour ne vaquer qu’à lui-même.
Source : Wikisource

Portrait de Gaston Boissier Gaston Boissier La Jeunesse de Marc-Aurèle et les Lettres de Fronton

Marc-Aurèle, on le comprend, ne les oublie pas non plus, dans ses réponses. Sa femme et ses enfans, ce qu’il appelle familièrement sa petite couvée, nidulus noster, sont, avec ses études, le sujet ordinaire de ses lettres à Fronton. Les maladies de tout ce petit monde paraissent l’occuper beaucoup plus que les affaires de l’empire. Il oublie qu’il est souffrant lui-même pour ne songer qu’aux souffrances des siens. Les couches de Faustine, les angines de ses filles, la toux obstinée qui fatigue son cher petit Antonin, pullus Antoninus, l’empêchent de prendre aucun repos.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature