Marc Aurèle,
Pensées de Marc-Aurèle
“ Dans la vie bienheureuse, toutes les âmes ne sont que raison, et la raison est une. Puis, deux flammes voisines, qui viennent une fois à se toucher, ne se séparent plus. Puis, rien ne doit alimenter ces flammes et les fixer en quelque sorte, alors que le soleil et les astres — des dieux — dont elles sont si proches s’entretiennent perpétuellement, par une ἀναθυμίασις, des émanations de la terre. On se demande donc comment Sénèque conciliait avec la pénétration réciproque (« invicem pervii sunt » : ad Marciam, XXV) des âmes la presque immortalité personnelle qu’il promet à ceux qu’il console. ”

