Résumé

Portrait de Marc Aurèle Marc Aurèle Pensées de Marc-Aurèle

Dans la vie bienheureuse, toutes les âmes ne sont que raison, et la raison est une. Puis, deux flammes voisines, qui viennent une fois à se toucher, ne se séparent plus. Puis, rien ne doit alimenter ces flammes et les fixer en quelque sorte, alors que le soleil et les astres — des dieux — dont elles sont si proches s’entretiennent perpétuellement, par une ἀναθυμίασις, des émanations de la terre. On se demande donc comment Sénèque conciliait avec la pénétration réciproque (« invicem pervii sunt » : ad Marciam, XXV) des âmes la presque immortalité personnelle qu’il promet à ceux qu’il console.
Source : Wikisource

Portrait de Marc Aurèle Marc Aurèle Pensées de Marc-Aurèle

Qu’elle se désagrège ou se perde dans la « raison séminale » des choses, l’âme humaine n’en est pas moins vouée à la mort. Il n’y a plus pour Marc-Aurèle de vie bienheureuse, d’une durée si longue à concevoir qu’elle nous fait presque l’illusion de l’immortalité. Et il n’y a plus pour Marc-Aurèle de moralité dans la survivance, attendu que l’âme vulgaire, étant nécessairement plus lente à embraser que l’âme du sage, se trouve être celle qui survit le plus.
Source : Wikisource

Portrait de Marc Aurèle Marc Aurèle Pensées de Marc-Aurèle

L’homme a ses instincts comme l’animal ; l’âme raisonnable, ses mouvements comme l’âme non raisonnable ; et les mots ψυχῆς ὁρμαὶ doivent pouvoir s’appliquer aux bêtes et au sage.
En interprétant aussi largement le second mot de la pensée, nous nous interdisons de voir dans l’énumération où il se trouve soit l’annonce et le principe d’une hiérarchie des êtres, soit une analyse de l’être humain. Ces deux explications supposent, en effet, qu’on ne définit ψυχὴ que par opposition à νοῦς, et qu’on prend ici « l’âme » dans le sens restreint d’âme animale ou d’âme vivante.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature