Han Ryner,
Des diverses sortes d’individualisme
“ L’Épicurien arrive à accumuler ses plaisirs, à porter toute son attention sur ses joies, à jouir de tous ses bonheurs d’hier comme de ceux d’aujourd’hui et de ceux de demain. Sous cette immensité de bonheur, il cache les petites douleurs qu’il ne peut éviter, ou plutôt il en fait encore de la joie. Dans cet océan de joie, une goutte d’amertume ne peut qu’augmenter le bonheur en lui donnant une saveur plus piquante. Ainsi, l’épicurisme bien compris, élevé jusqu’où l’élève Épicure, c’est en effet le bonheur continuel, la liberté d’esprit continuelle, l’indéfectible individualisme. ”
