Albert Libertad

Albert Libertad

Résumé

Portrait de Albert Libertad Albert Libertad,  L’Anarchie

“ La Chine est encore à la même étape qu’il y a des milliers d’années parce qu’elle a conservé aux morts la première place au foyer.
Le mort n’est pas seulement un germe de corruption par suite de la désagrégation chimique de son corps, empoisonnant l’atmosphère. Il l’est davantage par la consécration du passé, l’immobilisation de l’idée à un stade de l’évolution. Vivant, sa pensée aurait évolué, aurait été plus avant. Mort, elle se cristallise. Or, c’est ce moment précis que les vivants choisissent pour l’admirer, pour le sanctifier, pour le déifier.
”
Source : Wikisource

Portrait de Albert Libertad Albert Libertad,  L’Anarchie

“ Que sur toutes les faces se dessine le rictus de la joie.
C’est le jour du mensonge officiel, de l’hypocrisie sociale, de la charité pharisienne.
C’est le jour du truqué et du faux, c’est le jour du vernis et du convenu.
Les faces s’illuminent et les maisons s’éclairent ! Et l’estomac est noir et la maison est vide. Tout est apparat, tout est façade, tout est leurre, tout est tromperie ! La main qui serre la vôtre est une griffe ou une patte. Le sourire qui vous accueille est un rictus ou une grimace. Le souhait qui vous reçoit est un blasphème ou une moquerie.
”
Source : Wikisource

Portrait de Albert Libertad Albert Libertad,  L’Anarchie

“ J’ignore le tout que je ne peux concevoir, c’est moi que je regarde et il y a disparition ou plutôt non assimilation de force à mon détriment lors d’un suicide partiel ou d’un suicide complet.
La mort est la fin d’une énergie humaine, comme la dissociation des éléments d’une pile est la fin de l’électricité qu’elle dégageait, comme la dissociation des fils d’un tissu est la fin de la force de ce tissu. La mort est la fin de mon « moi », c’est plus qu’une transformation.
”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature