Georges Palante,
Les Antinomies entre l’individu et la société
“ Il ne fait pas entrer seulement en ligne de compte l’intérêt égoïste et immédiat de l’individu. Il se subordonne à un haut idéal de grandeur humaine. — Mais est-ce à dire que dans cet individualisme toute cause d’antinomie disparaisse entre l’individu et la société, entré le moi et le nous, entre l’égoïsme et la solidarité ? Sans doute, ici, l’individu comprend la nécessité de se subordonner à l’œuvre commune. Il se fait de la liberté économique une idée nouvelle et plus large. La liberté n’est plus ici le caprice, l’essor effréné de l’égoïsme individuel, l’effort vers le gain à tout prix. ”
