Résumé

J. Raffault,  Éléments de sociologie. Textes choisis et ordonnés… (1930)

“ C'est toujours lui-même que l'homme aime et cherche dans l'art. Mais peu à peu il prend conscience des liens mystérieux qui l'unissent à ses semblables, à tout ce qui est. L'illusion de l'individualité solitaire tombe. Le moi s'agrandit, l'art tient toujours à lui, mais le moi tient à tout, à la famille, à la cité, aux dieux, à l'humanité. Il multiplie ses rapports, il étend ses sympathies. Le coeur, comme l'esprit s'universalise. C'est ainsi que l'art se détache de l'individu sans jamais se détacher de l'homme. ”
Source : Gallica

J. Raffault,  Éléments de sociologie. Textes choisis et ordonnés… (1930)

“ La pensée qui vient à chacun est que la nation constitue un milieu de vie dans lequel il fait bon vivre. La volonté qui vient à chacun, c'est qu'on veut vivre ensemble dans ce milieu. Le sentiment qui vient à chacun, c'est l'amour de ce milieu national qui prend le nom de patrie.
Rien de tout cela n'éveille l'idée d'une conscience collective, l'âme de la nation n'est qu'une métaphore, il n'y a pas autre chose que la pensée commune, la volonté commune, le sentiment commun.
”
Source : Gallica

J. Raffault,  Éléments de sociologie. Textes choisis et ordonnés… (1930)

“ L'homme, enfermé dans une classe sociale, dans un métier, dispersé, émietté par le travail de tous les jours et par la vie, y reprenait le sentiment de l'unité de sa nature. Il y retrouvait l'équilibre et l'harmonie. La foule, assemblée pour les grandes fêtes, sentait qu'elle était elle-même l'unité vivante. Elle devenait le corps mystique du Christ dont l'âme se mêlait à son âme. Les fidèles étaient l'humanité, la cathédrale était le monde, et l'esprit de Dieu emplissait à la fois l'homme et la création. ”
Source : Gallica

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