John Stuart Mill

John Stuart Mill

Résumé

Portrait de John Stuart Mill John Stuart Mill De la liberté

Est-ce qu’une croyance cesse d’être vraie et vitale aussitôt qu’elle est généralement acceptée ? est-ce qu’une proposition n’est jamais complètement comprise et sentie, si l’on ne conserve quelque doute sur son compte ? Est-ce qu’une vérité périt aussitôt que l’humanité l’a unanimement acceptée ? On a toujours regardé l’acquiescement de plus en plus unanime des hommes aux vérités importantes, comme le but le plus élevé et le plus grand des progrès de l’intelligence. Est-ce que l’intelligence ne dure qu’aussi longtemps qu’elle n’a pas atteint son but ?
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Portrait de John Stuart Mill John Stuart Mill De la liberté

Supposons donc que le gouvernement ne fait qu’un avec le peuple, et ne songe jamais à exercer aucun pouvoir de coercition, à moins que ce ne soit d’accord avec ce qu’il regarde comme la voix du peuple. Mais je refuse au peuple le droit d’exercer une telle coercition, soit de lui-même, soit par son gouvernement : ce pouvoir de coercition est illégitime. Le meilleur gouvernement n’y a pas plus de droit que le pire : un tel pouvoir est aussi nuisible, ou encore plus nuisible, lorsqu’on l’exerce d’accord avec l’opinion publique, que lorsqu’on l’exerce en opposition avec elle.
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Portrait de John Stuart Mill John Stuart Mill De la liberté

Les seules choses qu’on cherche à empêcher sont des choses qui ont été essayées et condamnées depuis le commencement du monde jusqu’à nos jours, des choses qui, l’expérience l’a démontré, ne sont utiles ni convenables à l’individualité de personne. Il faut une certaine longueur de temps et une certaine somme d’expérience, pour qu’une vérité de morale ou de prudence puisse être regardée comme établie, et tout ce qu’on désire c’est d’empêcher les générations, l’une après l’autre, de tomber dans l’abîme qui a été fatal à leurs devanciers.
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