John Stuart Mill

John Stuart Mill

Résumé

Portrait de John Stuart Mill John Stuart Mill Essais sur la religion (1875)

Il n'y a qu'une forme de croyance surnaturelle, une seule idée sur l'origine du gouvernement de l'Univers, qui soit parfaitement purgée de contradiction, et qu'on ne puisse accuser d'immoralité. C'est celle dans laquelle, abandonnant irrévocablement l'idée d'un Créateur omnipotent, on considère la nature et la vie non plus comme l'expression dans toutes leurs parties du caractère moral et des plans d'un Dieu, mais comme le produit d'une lutte entre un Être bon et habile à la fois et une matière intraitable, comme le croyait Platon, ou un Principe du Mal, comme le professaient les Manichéens.
Source : Gallica

Portrait de John Stuart Mill John Stuart Mill Essais sur la religion (1875)

On a l'habitude de porter au crédit de la religion, en tant que religion, toute la vertu que possèdent les systèmes de morale quels qu'ils soient que l'éducation inculque dans l'esprit, et que l'opinion impose. Sans doute, l'humanité serait dans un état déplorable, si aucun principe, aucun précepte de justice, de véracité, de bienfaisance, n'y était enseigné aux particuliers et au public, si ces vertus n'étaient pas encouragées, si les vices qui en sont la contre-partie n'étaient pas réprimés par des peines et par la réprobation, par les sentiments de faveur ou de défaveur des hommes.
Source : Gallica

Portrait de John Stuart Mill John Stuart Mill Essais sur la religion (1875)

Pour l'immense majorité des gens, le concert général de l'humanité sur toute question d'opinion, est une preuve sans réplique. Tout ce qui leur est notifié au nom de ce concert, ils l'acceptent avec une pleine assurance qu'ils n'accordent pas même au témoignage de leurs propres sens quand l'opinion générale de l'humanité s'y trouve opposée. Lors donc qu'une règle de conduite, un devoir, fondé ou non sur la religion, a visiblement obtenu l'assentiment général, elle prend sur les croyances de l'homme un empire plus fort que s'il s'en était pénétré par la force intrinsèque de sa propre raison.
Source : Gallica

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