“ Voici de nouvelles voix. (Aux citoyens.) Donnez-moi vos voix.—C'est pour vos voix que j'ai combattu et veillé dans les camps; c'est pour vous que j'ai reçu plus de vingt-quatre blessures et que je me suis trouvé en personne à dix-huit batailles. Pour vos voix, j'ai fait beaucoup de choses plus ou moins illustres.—Donnez-moi vos voix.—Je désire être consul.CINQUIÈME CITOYEN.—Il a fait noblement tout ce qu'il a fait, et il n'est pas d'honnête homme dont il ne doive remporter le suffrage.SIXIÈME CITOYEN.—Qu'il soit donc consul; que les dieux le comblent de joie, et le rendent l'ami du peuple! ”
Volition
Définition et enjeux
Le terme « volition » désigne ici un studio de développement de jeux vidéo américain, fondé en 1996 à Champaign (Illinois), connu pour ses franchises comme Red Faction ou Saints Row. Cependant, le mot, issu du latin volitio (désir, volonté), a longtemps été abordé par des auteurs comme Sénèque le Jeune ou Shakespeare, qui en faisaient un fondement de la philosophie et de la tragédie.
Sénèque soulignait ainsi l'importance de la volonté dans les affaires publiques, tandis que Shakespeare mettait en scène son influence dans les relations humaines. Le nom du studio, choisi pour exprimer une « volonté intense », met en lumière cette dualité : entre l'entreprise et le concept philosophique. Son parcours, marqué par des partenariats et des fermetures, illustre à la fois l'ingéniosité technologique et les enjeux éthiques de la création artistique.
Citations sur “volition”
Arthur Conan Doyle,
Les Réfugiés
“ Qu’est-ce qu’il y a ? Comment pouvez-vous le demander, quand vous connaissez aussi bien que moi le misérable échec de ma mission. C’était la volonté du roi que l’archevêque de Paris les mariât. La volonté du roi est la loi. ”
Hippolyte de Mauduit, Révolution militaire du 2 décembre 1851… (1869)
“ Après avoir flétri votre désintéressement héroïque, on a dédaigné de consulter vos sympathies et vos voeux, et cependant vous êtes l'élite de la nation. Aujourd'hui, en ce moment solennel, je veux que l'armée fasse entendre sa voix. Votez donc librement comme citoyens; mais, comme soldats, n'oubliez pas que l'obéissance passive aux ordres du chef du gouvernement est le devoir rigoureux de l'armée, depuis le général jusqu'au soldat. C'est à moi, responsable de mes actions devant le peuple et devant la postérité, de prendre les mesures qui me semblent indispensables pour le bien public. ”
Sénèque le Jeune,
Œuvres de Sénèque le philosophe
“ Vous ne voulez prendre part aux affaires publiques que comme consul, prytane, céryx ou suffète. Peut-être aussi ne voulez-vous aller à l’armée que comme général en chef ou tout au moins comme tribun de légion ? Encore que les autres soient au premier rang, et que le sort vous ait rejeté parmi les triaires, vous combattrez par vos discours, vos exhortations, votre exemple, votre courage. Même avec les mains coupées, on peut encore dans le combat servir son parti, en gardant son rang, en animant les autres par ses cris. ”
Louis Veuillot,
Revue des Deux Mondes
“ LE CONSUL. Heureux drôle ! ce sont là tes soucis, à toi. LE SECRÉTAIRE. Ne m’en blâme pas. Les danseuses m’empêchent de conspirer. Trouve autre chose qui puisse attacher à la révolution sociale un homme qui a lu les pères de l’église. VI.La salle du conseil. LE CONSUL. Citoyens, l’insurrection est complètement vaincue. C’est la huitième dont la république sociale triomphe depuis son glorieux avénement. LE MINISTRE DE l’INTÉRIEUR. C’est la douzième. ”
Voltaire,
Œuvres complètes de Voltaire
“ Croyez-vous deux volontés ou une ? — Écoutez : si ces deux volontés sont semblables, c’est comme s’il n’y en avait qu’une seule ; si elles sont contraires, celui qui aura deux volontés à la fois fera deux choses contraires à la fois, ce qui est absurde ; par conséquent, je suis pour une seule volonté. — Ah ! saint-père, vous êtes monothélite. À l’hérésie ! à l’hérésie ! au diable ! à l’excommunication, à la déposition ! un concile, vite un autre concile ! un autre empereur, un autre évêque de Rome, un autre patriarche ! ”
Alexandre Guillemin, Le patriotisme des volontaires royaux de l'École de droit de Paris… (1822)
“ Oui! le ciel a, fait sortir notre salut du sein même de nos douleurs. Le sang de l'auguste général des Volontaires a fléchi la colère divine; et l'abîme des révolutions, à jamais fermé, ne jette plus aujourd'hui qu'un foible reste de vapeurs expirantes. Que tous les Français prennent la devise des Elèves de l'Ecole de Droit : DIEU:, LE ROI ET LA PATRIE ! Que, tous, ils se réunissent et s'embrassent auprès de la tombe du martyr et du berceau de l'orphelin ! ”
Voltaire,
Correspondance, VI (1753-1756)
“ Monsieur, par un ordre précis que je viens de recevoir à ce moment, j’ai l’honneur de vous dire que l’intention du roi est que tout reste dans l’état où est l’affaire à présent, sans fouiller et sans dépaqueter le ballot en question, sans renoyer la croix et la clef, et sans innover la moindre chose, jusqu’à la première poste qui arrivera jeudi qui vient. ”
Jules Michelet,
Œuvres complètes de J. Michelet
“ Le décret contre les prêtres, le veto du roi, ce n’est pas moins que la guerre. C’est le point où la conscience rencontrant la conscience, le roi se posant juste à l’encontre du peuple, l’un ou l’autre sera brisé. ”
Anonyme, Revue des Deux Mondes
“ Vois, ta gracieuse souveraine s’offre ici à toi, comme à un dévoué ministre, et avec elle toute sa puissance, et tout ce que notre empire peut donner et contient. Oh ! héros et fidèle vassal, agis comme tu penses pouvoir en répondre devant Dieu et devant le monde. Prends la justice en guise de bouclier ; fais ce que tu considères comme juste ”
Marc-René de Voyer, Madame de Montmorency-Laval, sa famille et ses amis… (1931)
“ Mon père, qui se connaissait en hommes, est mort en regrettant de ne pas vous voir le général de la nation. Vous avez été le mien, et je vaudrais beaucoup mieux si je n'en avais jamais d'autres... Vous savez comme nous vous chérissions, comme nous vous respections. Si l 'on eût donné un ministre à l'armée par scrutin, vous auriez eu les deux tiers des voix. Vous les aurez bientôt toutes dégoûtées du pays que vous allez habiter. Le choix du Roi et votre supériorité doit décider l'unanimité. ”
André Léo,
Almanach de la coopération pour 1869
“ Dans l’ordre ancien, où le Ciel lui-même gouverne par ses délégués, dont chaque clef de voûte est une hiérarchie, où la splendeur du roi Soleil est faite de l’humilité de tous, toute la vertu, d’une part, est obéissance, et, de l’autre, commandement. ”
victoires de l'Empire... (1859)
“ « Je crois, écrivit le commandant de ce brave corps au premier consul, je crois vous les présenter ici dans une attitude nouvelle, suspendus entre le ciel et le plus effroyable abîme, par l'unique espoir de vaincre et de vous obéir. » ”
Louis-Henri-Camille de Franclieu, Lettre à S. Exc. M. le maréchal de Gouvion Saint-Cyr… (1819)
“ Prononcer des voeux est attentatoire aux droits que nous tenons de la nature; c'est mettre une volonté , une détermination particulière à la place de celle de la Divinité. C'est l'insulter ; c'est dégrader son être. Pour faire ce qu'il juge bien , l'honnête homme n'a pas besoin de chaînes; la loi défendra de faire des voeux. ”
George Sand,
Lélia
(1839 (2e version))
“ Je me retirerai du sein de cette assemblée, j’irai combattre isolément pour notre cause plutôt que d’accepter un commandement, un titre, une distinction quelconque. Je ne suis pas catholique ; car j’ai fait un vœu tel qu’aucun successeur du Christ ne peut m’en délier. — Eh bien ! nous le trancherons avec l’épée, reprit le vieux prince, et tu rompras ton vœu. L’homme ne peut pas être juge de ses devoirs pour l’avenir. Tel engagement lui paraît saint et méritoire aujourd’hui, qui demain peut être puéril ou coupable. ”
Procès des ex-ministres, prince de Polignac… (1830)
“ On a cru, et non sans vraisemblance, que cette convocation illusoire n'était pas faite sans intention; que le Ministère désirait réunir sous sa main les députés dont le vote loyal l'avait offensé; que des tables de proscription étaient dressées, et que l'exil, la déportation, la mort, étaient les récompenses promises aux votans de l'adresse. L'enquête éclairera ce fait. Pour nous, Messieurs, nous rougirions tous de nous arrêter à nos dangers personnels, quand le cri des combats a retenti, quand le sang de nos concitoyens a coulé pour la cause de la liberté. ”
Cicéron,
Les catilinaires de Cicéron
(1849)
“ IX. Vous avez un consul qui a échappé à des dangers, à des pièges , à la mort même, moins pour conserver ses jours, que pour sauver les vôtres; tous les ordres, rivalisant de courage et de zèle, n'ont qu'une âme, qu'une volonté, qu'une voix pour le salut de la république; menacée de la flamme et du fer par une conjuration impie, la patrie suppliante, tend vers vous ses mains ”
Banquet des voltigeurs du 4e bataillon de la 10e légion… (1831)
“ C'est en nourralliant autour du Prince citoyen que la nation a placé sur le trône, que nous parviendrons à conserver la liberté pure, à maintenir l'ordre public et à préserver notre pays de l'anarchie dans laquelle quelques factieux osent tenter de le plonger. Soyons toujours unis, mes chers camarades, ayons réciproquement confiance dans nos sentimens patriotiques, et nous remplirons dignement, je n'en doute pas, la tâche qui nous est confiée; je compte sur les Voltigeurs du 4 e Bataillon, comme ils peuvent compter sur moi. ”
Alphonse Pépin, Les barricades en 1832
“ Il y a quarante ans, ceux qui voulaient la république, aussi bien que ceux qui voulaient la royauté, avaient foi à quelque chose, et tous étaient fidèles à leur serment, et tous étaient prêts à le sceller de leur sang. ”
Hippolyte Violeau, Souvenirs et nouvelles, par Hippolyte Violeau… (1859)
“ Combattez, disais-je en moi-même, combattez pour une royauté absolue, qui n'appartient à aucune de vous! C'est à l'intelligence à régner. — Pouvais-je penser autrement, moi qui ne me crois pas un sot, et qui n'ai ni argent ni parchemin? ”
Sénèque le Jeune,
Œuvres complètes de Sénèque le Jeune
“ Car en vain possèdes-tu beaucoup ; quelque autre possédant davantage, tu te crois en déficit de tout ce dont il te surpasse. Places-tu le bonheur dans les dignités ? Tu souffriras de l’élection de tel consul, de la réélection de tel autre : quel dépit, si tu lis plusieurs fois le même nom dans nos fastes ! ”
Frédéric Le Play,
Essai sur le suffrage universel direct avec scrutin de liste…
(1875)
“ Mais, me dira-t-on peut-être, vous vous méprenez, et vos exemples vont à l'inverse des prétentions de votre thèse ; car dans l'administration et l'armée, il s'agit de soumettre à la volonté d'un pouvoir central celle des subordonnés, et dans l'espèce, c'est précisément le contraire, ce sont les subordonnés qui doivent manifester leur volonté et en faire parvenir l'expression au pouvoir exécutif. Je répondrai à mon tour : Qu'importe cette différence? Ce ne sont pas des attributions opposées qui sont ici en question, mais bien la transmission de la volonté. ”
Amédée Gayet de Cesena, Campagne de Piémont et de Lombardie en 1859 (1860)
“ Que votre présence et votre tenue sous les armes soient un témoignage de la fermeté de volonté, gage certain qu'en tout temps et pour quelque cause que ce soit, la patrie peut compter sur vous. Vive le Statut ! ”
H.-E. Guilliez, Le Réveil du peuple en juin 1848… (1848)
“ Cependant la raison s'avance Et dit au Peuple avec douceur : Si tu veux garder ta puissance, Tes dignités et ta grandeur, Il faut que l'Ouvrier travaille, C'est au sage à faire la loi ; Le soldat brave la mitraille, C'est ainsi que tout Peuple est Roi. ”
Voltaire,
Théâtre choisi de Voltaire. Tome 5
(1831)
“ Jurez-moi seulement, soldats du roi mon père, Rois après son trépas, que,-si je vous suis chère, Dans ce moment du moins, reconnaissant mes lois, Vous ne troublerez point mes devoirs et mon choix. CASSANDRE. Je le dois, je le jure; et vous devez connaître Combien je vous respecte et dédaigne ce traître. ”
Voltaire,
Correspondance, VI (1753-1756)
“ Ayez pitié de ma maladie, qui demande que je respire l’air. Je promets encore sous serment que si je retrouve jamais quelques lettres de Sa Majesté, je les renverrai à Sa Majesté elle-même. Et jamais je ne manquerai à la vénération que je lui dois. ”
Épictète,
Les Entretiens d’Épictète
“ Un beau garçon ou une belle fille? Applique ta règle. L’objet relève-t-il de ton libre arbitre, ou n’en relève-t-il pas? — Il n’en relève pas. — Eh bien! rejette. — Qu’as-tu vu? — Un homme qui pleurait la mort de son fils. — Applique ta règle. La mort ne relève pas de notre libre arbitre. Enlève de devant nous. — J’ai rencontré un des consuls. — Applique ta règle. Qu’est-ce que le consulat? Une chose qui relève de notre libre arbitre ou qui n’en relève pas? — Une chose qui n’en relève pas. — Enlève encore; ce n’est pas là une monnaie de bon aloi ”
Voltaire,
Correspondance, X (1762-1763)
“ Jurez-vous de ne jamais obéir à votre général ni au pape, quand cette obéissance sera contraire aux intérêts et aux ordres du roi ? Jurez-vous que vous êtes citoyens avant d’être jésuites ? Jurez-vous sans restriction mentale ? ”
“ Tous les présidents du royaume, les préfets et les satrapes, les conseillers et les gouverneurs, ont tenu conseil ensemble pour établir un statut royal et mettre en vigueur une défense, [portant] que quiconque fera une demande à quelque dieu ou à quelque homme que ce soit, durant trente jours, excepté à toi, ô roi, sera jeté dans la fosse aux lions. 8. Maintenant, ô roi, établis la défense, et signe l’écrit afin qu’il ne soit pas changé, selon la loi des Mèdes et des Perses, qui ne peut être abrogée. ”
Daniel Stern, Histoire de la Révolution de 1848
“ Soldats, disait-il dans la première, le gouvernement provisoire m’a appelé à votre tête. Je ne m’y trompe pas si la nation n’avait eu besoin que d’un homme dévoué, son gouvernement pouvait presque jeter au hasard parmi vous le bâton de commandement. ”
Louis Veuillot,
Le lendemain de la victoire : vision
(1871)
“ « Dieu est vaincu, il est vaincu; ses temples tombent, ses prêtres sont muets, ses fidèles écrasés ; il n'a plus de foudre, il n'a plus d'enfer ; il est vaincu ! » LE MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES. — Je n'en voudrais pas jurer. LES AUTRES MINISTRES. — Silence, donc! Continue, Baisemain. LE MINISTRE DE LA MARINE. — Chante-nous l'hymne de la délivrance. LE MINISTRE DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE. — Oui, citoyens, mes amis, mes frères, nous, sommes délivrés, et l'humanité est délivrée. ”
Hudson Lowe,
Memorial de Sir Hudson Lowe : relatif à la captivité de Napoléon à Sainte-Hélène…
(1830)
“ Au lieu de vous efforcer d'accorder vos différents devoirs, monsieur, vous semblez déterminé à persister dans un système de vexations continuelles. Cette conduite fera-t-elle honneur à votre caractère ? Méritera-t-elle l'approbation de votre gouvernement et de votre nation ? permettez-moi d'en douter. ”
Émile Coquatrix, Napoléon : au profit des pauvres (1867)
“ L'arrêt du Peuple est tout, tout autre arrêt est nul : Honneur au Consulat 1 gloire au Premier Consul 1 Vous aurez beau,vouloir comploter sa ruine, Dans l'Enfer, contre lui, chercher une machine, Vous n'arrêterez pas cet aigle dans son vol Et vos traits impuissants languiront sur le sol. ”
“ Les préparatifs s’en étaient faits secrètement, les lettres de convocation, lancées au nom du roi, dataient de la veille au soir. On eût dit, en vérité, une affaire d’État, — un de ces fameux lits de justice où s’agitaient en famille les destins d’une grande nation. ”
Arthur Buies,
Anglicismes et canadianismes
“ Il y a quatre mots qui reviennent sans cesse et presque dans chaque colonne des journaux quotidiens : ce sont les mots « Système, Résignation, Réquisition et Votation ». Ces quatre mots exécrables me rendent le plus malheureux des hommes, et ils apparaissent à tout bout de champ, à tout propos, comme un cauchemar dont on ne peut se défaire, comme un remords qui vous poursuit partout, comme le fantôme vengeur de quelque innocente victime. Ô système, ô résignation, ô réquisition, ô votation, que vous ai-je donc fait ? ”
Auguste Johanet, Souvenirs de Belgrave-Square : dédiés à tous les flétris et à tous ceux qui regrettent de ne pas… (1844)
“ Vous avez fait un gouvernement, vous ayez fait une charte, vous avez fait une constitution de tout le pays. Eh bien ! Messieurs, j'ai sur mon pays, sur ses intérêts des idées, des convictions, des principes politiques qui ne sont pas les vôtres. (Murmures aux centres.) Ecoutez-moi, devais-je me retirer? ou devais-je. accepter toutes les conditions du serment que vous me demandez ? J'ai accepté toutes les conditions du serment. Vous me disiez : Au nom de l'intérêt du pays nous faisons une révolution. ”
Voltaire,
Œuvres complètes de Voltaire
“ Ordonnèrent ma honte et votre hymen funeste. Je les anéantis, je parle, c’est assez : Imitez l’univers, madame ; obéissez. Vos mœurs, que vous vantez, vos usages austères, Sont un crime à mes yeux, quand ils me sont contraires. Mes ordres sont donnés, et votre indigne époux Doit remettre en mes mains votre empereur et vous : Leurs jours me répondront de votre obéissance. ”
Alexandre Crevel, Le Cri des peuples, adressé au Roi… (1817)
“ Vingt fois il a suffi pour changer tout l'Etat De la voix d'un pontife ou du cri d'un soldat. Ces soudains changemens sont des coups de tonnerre Qui, dans des jours sereins, éclatent sur la terre. Plus ils sont imprévus, moins on peut échapper A ces traits dévorans dont on se sent frapper. ”
Adolphe Thiers,
Histoire du Consulat et de l'Empire…
“ En présence d'un général triomphant et couronné, un général dans l'infortune et dans les fers, opposant, par sa défense, la dernière résistance possible à un pouvoir chaque jour plus absolu; au milieu du silence de la tribune nationale, la voix des avocats se faisant entendre comme dans le pays le plus libre; des têtes illustres en péril, appartenant les unes à l'émigration, les autres à la République: il y avait là certainement de quoi remuer tous les cœurs. ”
Bocquet, L'Anti-Cottu, ou La France constitutionnelle défendue contre ses accusateurs… (1830)
“ Vous n'échapperiez pas aux nouvelles catégories dans lesquelles on tient en réserve la punition de votre dévouement éclairé pour votre Roi et de votre attachement aux institutions de votre pays. La cause de vos mandataires est la vôtre ; leur gloire et leurs dangers sont les vôtres, puisqu'on vous enveloppe, vous et eux, dans une commune accusation. On met leurs noms à l'index; vous, dont le nombre est imposant, on vous signale par classe, par profession. ”
