Hippolyte Violeau, Mes loisirs : poésies (1840)
“ Que toujours la douleur évite son sentier Et le foyer de sa famille! Que l'ange de la paix, fidèle à son sommeil, La berce, en attendant J'heure d'un doux réveil, Dans ses rêves de jeune fille! Qu'elle soit sous le toit d'un époux fortuné Comme un regard du ciel, comme un ange donné, Comme une prière vivante ! Qu'appuyés l'un sur l'autre ils passent en s'aimant; Que le temps n'ôte rien au bonheur de l'amant, A la tendresse de l'amante ! Que, mère vigilante et forte dans son cœur, Elle écarte ses fils du chemin de l'erreur Où l'insensé s'élance et tombe ! ”
