Hippolyte Violeau

Élements biographiques

Hippolyte Violeau,  Mes loisirs : poésies (1840)

“ Que toujours la douleur évite son sentier Et le foyer de sa famille!
Que l'ange de la paix, fidèle à son sommeil, La berce, en attendant J'heure d'un doux réveil, Dans ses rêves de jeune fille!
Qu'elle soit sous le toit d'un époux fortuné Comme un regard du ciel, comme un ange donné, Comme une prière vivante !
Qu'appuyés l'un sur l'autre ils passent en s'aimant; Que le temps n'ôte rien au bonheur de l'amant, A la tendresse de l'amante !
Que, mère vigilante et forte dans son cœur, Elle écarte ses fils du chemin de l'erreur Où l'insensé s'élance et tombe !
”
Source : Gallica

Hippolyte Violeau,  Histoires de chez nous, récits bretons… (1865)

“ J'ai eu comme toi, mon bijou, une mère qui m'aimait du milieu de son coeur; une mère qui m'attend, et qu'il me faudra rejoindre. Tu la connaîtras plus tard ; et tu connaîtras aussi, en les voyant de tes yeux, les saints, les anges, la Vierge Marie, le bon Jésus si doux, sur la terre, pour le pauvre monde. Ce qui te fait peur, n'est-ce pas? c'est le cimetière; ce sont les tombes ; ce sont les croix noires ou blanches ! Eh bien ! le cimetière ne devrait pas effrayer, attendu qu'il est comme la porte du paradis. ”
Source : Gallica

Hippolyte Violeau,  Nouveaux loisirs poétiques, par Hyppolyte… (1845)

“ Pour Alain et Louise il a fallu tout vendre , Même le lit funèbre où la mort vint les prendre ; L'orage a renversé la moitié du vieux toit,
Et l'hiver va venir, et le vent est si froid!
Le vieillard ne peut plus réparer sa demeure, Mais ce n'est pas pour lui, c'est pour l'enfant qu'il pleure.
Sur la paille indigente et couvert d'un lambeau, Il le couche, la nuit, dans un coin du bateau.
Fidèle est à ses pieds qu'il réchauffe et caresse ; Il joue avec l'enfant, il le veille sans cesse, Et le triste vieillard, plein d'un chagrin amer, A besoin de les voir pour se mettre à la mer.
”
Source : Gallica

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