Résumé

Hippolyte Violeau Histoires de chez nous, récits bretons… (1865)

Voyons, pourquoi vous cacher, et ne pas répondre ! Ma mère, parlez donc à votre fils ! Ma mère, est-ce que vous pleurez?
— Oh ! si je pleure !... répondit la pauvre vieille en laissant tomber le tablier qui voilait ses larmes.
Michelin recula: l'altération des traits de sa mère fit courir dans ses veines un frisson glacé,
— Ainsi, dit-il d'une voix sourde, le navire est là, et je n'ai plus de fils.
La mère Michelin fit un effort pour étouffer ses sanglots.
— Non, dit-elle, il vit; je l'ai vu, et vous le verrez vous-même ce soir.
— Ce soir!... Mais, alors, pourquoi ce chagrin?
Source : Gallica

Hippolyte Violeau Histoires de chez nous, récits bretons… (1865)

Arsène ne le laissa pas achever, et un éclair d'indignation dans les yeux:
— Arrêtez, monsieur ! arrêtez ! et n'ajoutez pas à mes torts de nouvelles injustices !... Ma grand'mère ne voulait qu'une chose, me prouver une fois de plus son affection; et moi, j'ai pu dire, au moment même où je sentais encore sur mes joues ses larmes de joie, de tendresse : Une femme qui m'a élevé, une servante ! — Je veux croire que ce dernier mot, elle ne l'a pas entendu; mais le reste aura bien suffi pour lui briser le coeur. Non, n'essayez pas de me justifier en accusant la victime de ma faiblesse !
Source : Gallica

Hippolyte Violeau Histoires de chez nous, récits bretons… (1865)

J'ai eu comme toi, mon bijou, une mère qui m'aimait du milieu de son coeur; une mère qui m'attend, et qu'il me faudra rejoindre. Tu la connaîtras plus tard ; et tu connaîtras aussi, en les voyant de tes yeux, les saints, les anges, la Vierge Marie, le bon Jésus si doux, sur la terre, pour le pauvre monde. Ce qui te fait peur, n'est-ce pas? c'est le cimetière; ce sont les tombes ; ce sont les croix noires ou blanches ! Eh bien ! le cimetière ne devrait pas effrayer, attendu qu'il est comme la porte du paradis.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature