Pierre-Jean de Béranger,
Contes...
(1856)
“ LE BONHOMME GOUTTE-D'OR. 471 et les chênes de la forêt s'entrechoquer fortement. Le coq chanta à la ferme voisine. Le grand vieillard laissa la vigne dont il embrassait la terre. — O ! terre qu'il a tant remuée, tant arrosée de sueur, tant façonnée et fumée ! serait-il vrai, bonne mère, que tu n'appartiens plus à la veuve de ton pauvre Remy? Bonne vigne qu'il a plantée, taillée, sarclée avec tant de peine et de plaisir. Beaux plants de roi ! les enfants de Remy ne pourront mordre, à l'automne, dans une de vos grappes, sans être appelés voleurs ! ”
