George Sand,
Théâtre complet de George Sand
“ MARIETTE. Non, ce n’est pas ça ! c’est un chagrin que j’ai. SÉVÈRE. Pauvre petite chère amie ! la voilà qui a ses jolis yeux rouges comme braise ! Ah ! Mariette, Mariette, vous n’avez point de fiance envers moi et vous ne me dites point tout ! MARIETTE. Qu’est-ce que vous voulez donc que je vous dise, Sévère ? Ce que j’ai, je ne le sais pas moi-même ! SÉVÈRE. Moi, je le sais ; votre belle-sœur vous déteste, parce que vous êtes trop jeune et trop gentille, à côté d’elle ; ça marque trop son âge, et c’est autant par jalousie que par intérêt qu’elle veut vous empêcher de plaire aux hommes. ”
