Adolphe de Bouclon, Ferrand et Mariette, influence de la lecture des romans… (1847)
“ Nous eûmes sur Dieu, sur l'usage de la vie et des douleurs, sur l'avenir de l'homme, une conversation qui se prolongea bien avant dans la nuit. Vous vous êtes sans doute demandé plus d'une fois, disais-je à Ferrand, quel est donc ce mystère étrange de la vie? Pourquoi sommes-nous ici? Pourquoi, jetés toutà-coup au sein de la création, nous trouvons-nous posséder en nous-mêmes un esprit qui pense, un coeur qui bat? Vivre, ce n'est pas seulement respirer; c'est aimer, c'est penser. La pensée et l'amour enivrent tout l'être de l'homme d'un charme inexprimable. ”
