Hippolyte Raynal, Malheur et poésie ; par Hippolyte Raynal (1834)
“ MALHEUR ET POÉSIE. De mes jours malheureux que le voile se lève : Tu verras un secret à te faire pitié ! Songe que des humains la plus belle moitié, Pour mon âme de feu ne fut toujours qu'un rêve. Mais, femmes, qu'il fut beau! Vous n'avez rien perdu. J'ignore le bonheur qu'on goûte à vous connaître; Mais quoi que vous soyez, vous ne pouvez mieux être Que l'image qui règne en mon coeur éperdu. Autrefois j'enviai l'éclat de la richesse ; Mes désirs sont changés : aujourd'hui j'aime mieux Un petit toit bien bas, près d'un chêne bien vieux, Ma lyre, et pour ma muse une tendre maîtresse. ”
