Résumé

Hommage de la France royaliste et littéraire… (1820)

Vingt-quatre fois le bronze tonne :
Salut au Prince nouveau-né !
C'est le fils de Berry, le fils de Caroline,
L'illustre rejeton d'une tige divine,
L'espoir des nations, le gage précieux
De l'amour des Français, de la faveur des Cieux.
C'est l'enfant de la Providence :
Il vient pour essuyer nos pleurs.
Berry renaît, et l'espérance
Succède à de longues douleurs.
Tandis que la princesse veille,
Et qu'autour d'elle tout sommeille,
Elle souffre elle entend un cri....
L'enfant paroît, la douleur cesse,
Elle s'écrie avec ivresse :
« Le Ciel soit loué ! c'est Henri. »
Source : Gallica

Hommage de la France royaliste et littéraire… (1820)

De l'orphelin, grand D'eu! protège l'innocence, Et fais dans sa foibiesse éclater ta puissance.
LE bronze retentit au lever de l'aurore ! De la tige abattue un rejet vient d'éclore,! Français, l'heureux signal t'annonce le bonheur.
Charles, à son heure dernière,
Au Ciel éleva ta prière, Et le Ciel a rempli tous les voeux de ton coeur.
Cordes de la douleur, brisez-vous sur ma lyre! France, change ton deuil en un joyeux délire ! Tes peines, tes regrets, tes larmes, tes malheurs,
Ont pénétré la voûte immense ;
Et l'Infini, dans sa clémence, En t'accordant un Prince, électrise les coeurs.
Source : Gallica

Hommage de la France royaliste et littéraire… (1820)

Qui donc oseroit, désormais, Indifférent à notre ivresse, S'honorer du nom de Français, Sans partager notre allégresse ? Ah ! quel coeur n'a pas tressailli De bonheur, d'amour et de joie, A ce cri touchant : « C'est Henri !... » C'est lui que le Ciel nous envoie !
Que l'heureux sein qui t'a nourri, Cher enfant, espoir de la France , Des mortels et de Dieu béni, Ne connoisse plus la souffrance ; Fais toute sa félicité, Comme tu fais toute la nôtre. Qu'un voeu si cher soit écouté, Et nos coeurs n'en feront plus d'autre.
Source : Gallica

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