Louis Pagezy de Bourdeliac

Résumé

Louis Pagezy de Bourdeliac Éloge de S. A. R. Mgr le Duc de Berry… (1820)

Que dis-je ; elle n'est encore, cette mort, qu'une faible image de celle qui vient de frapper la tige antique de nos Rois, et de rendre stérile son plus fertile rameau ! Ici le trône a ses larmes comme la cité et la chaumière ; ici celles du guerrier se mêlent à celles du citoyen ; ici la douleur est partout, mais la complicité nulle part... Un homme seul !!!.... Oui, hâtons-nous de le dire, car c'est le premier besoin de nos coeurs; la France est pure de tant de forfaits : couverte plus d'une fois d'un voile funèbre, par des mains parricides, le monde sait si elle regretta son Henri (2) !
Source : Gallica

Louis Pagezy de Bourdeliac Éloge de S. A. R. Mgr le Duc de Berry… (1820)

Le temps n'a point attiédi ce noble élan pour la vertu ; une grande nation n'a point démérité de l'héritage du grand peuple. Moderne rivale de tant d'honneur et de tant de gloire, elle a, comme lui, toujours confondu l'amour du Prince avec celui de la Patrie. Eh, qui ne retrouvera dans la mort prématurée du fils des Césars, comme dans les vertus de sa vie, la vie et la mort du héros, objet éternel de nos regrets !
Source : Gallica

Louis Pagezy de Bourdeliac Éloge de S. A. R. Mgr le Duc de Berry… (1820)

S, A. ROYALE MONSEIGNEUR LE DUC DE BERRY.
SI la perte d'un grand homme est un sujet de deuil pour la patrie, quelle n'est pas sa profonde douleur, alors que dans celui-ci elle déplore un grand Prince, enlevé par un de ces coups terribles, contre lesquels et son amour et les soins de la fortune sont toujours impuissans ! Ainsi, à peine les envoyés de la Syrie eurent-ils annoncé à Rome la mort de Germanicus, que les chants de victoire cessent au Capitole, et que la solennité de la douleur succède à la solennité des triomphes. Rien ne peut, cette fois, étouffer le cri de l'indignation publique
Source : Gallica

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