Légion

Définition et enjeux

Nicolas Bibesco,  Les Kabyles du Djurdjura

“ La légion était un corps complet réunissant infanterie et cavalerie, troupes pesantes et troupes légères, et formant, dit Végèce, une véritable petite armée. La masse pesante, forte au moins de six mille soldats, était composée de citoyens romains ; la masse légère, d’auxiliaires étrangers aussi nombreux et d’une aile de sept cents cavaliers, de telle sorte que la force d’une légion en campagne peut s’évaluer à plus de douze mille hommes. ”
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Jean-François-Nicolas Loumyer,  Ordres de chevalerie et marques d'honneur (1844)

“ Dans cette Légion et dans les Cohortes qui en devaient, être les subdivisions, venaient se grouper, comme en un brillant faisceau, tous les genres, toutes les espèces de mérite; les talents, les vertus, les hauts faits y devant former une seule famille, unie par le double lien d'une gloire commune et d'une même devise. Puis, dans un corps militaire, dans une légion et dans ses cohortes, quoi de plus naturel que des légionnaires et des officiers, des commandants et des grands-officiers? ”
Source : Gallica

Ammien Marcellin,  Marcellin, Jornandès, Frontin, Végèce…

“ Mais la légion romaine, composée de cohortes qui lui sont propres, réunit dans un même corps les pesamment armés, c’est-à-dire, les princes, les hastats, les triaires et les avant-enseignes, avec les légèrement armés, c’est-à-dire, les férentaires, les frondeurs et les arbalétriers, sans compter la cavalerie légionnaire qui lui appartient : or, toutes ces différentes parties n’ont qu’un même esprit ; elles sont d’intelligence pour fortifier les camps, pour se mettre en bataille et pour combattre. ”
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