Honoré de Balzac,
Oeuvres de H. de Balzac. Tome 3
“ Cette pensée vint au cœur de cette femme, et fut pour elle ce qu’est la branche de saule trop faible que saisit un nageur avant d’être emporté par le courant. En entendant cet arrêt, Vandenesse laissa échapper un tressaillement involontaire qui fut plus puissant sur le cœur de la marquise que ne l’avaient été toutes ses assiduités passées. Ce qui touche le plus les femmes, n’est-ce pas de rencontrer en nous des délicatesses gracieuses, des sentiments exquis autant que le sont les leurs ; car chez elles la grâce et la délicatesse sont les indices du vrai. ”
