Résumé

Charles Dupressoir Drames judiciaires. Causes célèbres de tous les peuples… (1857)

« Oui, s'écria l'avocat - général, il devait pleurer, Castaing! s'il pleurait sur lui-même et sur son forfait. Il devait trembler, car l'image du Dieu qui voit tout
Auguste Ballet.
était là. il devait être trouble, car les derniers gémissements de sa victime étaient comme une voix d'en haut qui l'appelait à venir tôt ou tard devant un tribunal autre que celui qui le juge aujourd'hui! Ainsi, Castaing violait à la fois ce qu'il y avait de plus sacré au monde
la religion et l'amitié. A huit heures, tout était fini : le légataire universel était investi de toute la fortune. »
Source : Gallica

Charles Dupressoir Drames judiciaires. Causes célèbres de tous les peuples… (1857)

Si l'Accusation faite dans l'intérêt général jouit d'un privilège que n'ont pas les individus, si elle peut taxer impunément Peytel, ou tout autre accusé, d'escroquerie, n'est-ce pas à la charge de prouver son dire? Si elle ne prouve rien, l'Accusation n'est-elle pas odieuse, là où l'individu n'est que passionné? Pour la Justice, rigoureusement parlant, il n'y a d'escrocs que ceux qu'elle a condamnés pour escroquerie à un tribunal de police correctionnelle quelconque.
Source : Gallica

Charles Dupressoir Drames judiciaires. Causes célèbres de tous les peuples… (1857)

Moreli.
— Est depuis hier soir dans le royaume des morts, déclama Monocolo.
— Grand Dieu ! murmura Francesco.
Et il tomba sans connaissance aux pieds du brigand.
- Ce que c'est que la joie ! fit le bandit avec un rire hideux.
Puis, il ajouta, en regardant Francesco avec pitié : — Poule-mouillée, va. Ça ne sait pas apprendre une bonne nouvelle sans tomber en syncope comme une signorita francesa.
Et s'approchant de Zuëla, toujours évanoui, il le débarrassa artistement de sa bourse et d'une riche chaîne d'or, qu'il portait au cou. Après quoi, il fit un pas pour s'éloigner.
Source : Gallica

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