Bancal

Définition et enjeux

J.-B.-J. Champagnac,  Chronique du crime et de l'innocence…

“ Et, avec quelles épouvantables preuves, ce procès n’a-t-il pas démontré qu’un crime une fois commis, il n’en coûte presque plus de commettre d’autres crimes! Voyez Bastide, encore armé du couteau dont il vient d’immoler Fualdès, prêt à égorger le témoin dont il redoute les aveux! Voyez-le toujours altéré de sang, traiter avec les dignes époux Bancal, de la vie de leur jeune enfant dont il craint les révélations! Et, chose inouïe! un père, une mère acceptant de concert cet horrible marché! Le père au moins recula devant son crime, il se fit plus tard justice à lui-même ”
Source : Gutenberg

Portrait de Henri Bachelin Henri Bachelin,  La bancale (1910)

“ Le Bancale fut courageuse. Elle se raidit, se redressa pour ne pas être écrasée par le poids de la vie. Car il fallut bientôt qu’elle travaillât pour nourrir sa mère. La vieille avait vu qu’un jour de travail peut devenir un jour de repos. Elle n’inventait même plus de prétextes à rester chez elle. Elle se levait tard. La Bancale, en revanche, se levait de bon matin. La vieille, aussi, sentait dans l’armoire ses économies accumulées. Panainnin vivant, elle se fût bien gardée d’y toucher. ”
Source : Gutenberg

Portrait de Henri Bachelin Henri Bachelin,  La bancale (1910)

“ Pourtant, tout a une fin. C’est une grosse somme, que cent cinquante francs. Avec trente roues de brouette, comme on appelle les pièces de cent sous, on peut promener sa misère par de beaux chemins, mais pas jusqu’au bout d’une vie, quand on ne se décide pas à mourir. La mère Panainnin ne se découragea point pour si peu : elle prit à crédit, lorsque les quinze francs du mois étaient épuisés. De tout cela, la Bancale ne savait rien. ”
Source : Gutenberg

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