Henri Bachelin

Henri Bachelin

La bancale (1910)

Résumé

Portrait de Henri Bachelin Henri Bachelin,  La bancale (1910)

“ Que d’après-midi de Dimanches elles avaient passés ensemble à boire uniquement pour le plaisir de boire ! Alors, chaque Dimanche était comme une oasis de repos et de joie où l’on entre après avoir traversé le rude et brûlant désert de toute une semaine.
Mais qui ne serait sensible au charme du printemps ? Les matins d’Avril sont deux fois délicieux, étant des certitudes de beaux jours en un mois qui est la promesse d’une belle année. Pas une âme ne peut désespérer quand un soleil tout neuf reluit dans le ciel pur. Et la mère Panainnin retrouva, peu à peu, du goût à vivre.
”
Source : Gutenberg

Portrait de Henri Bachelin Henri Bachelin,  La bancale (1910)

“ Elle reste des après-midi entières au coin du feu, sous le manteau de la cheminée. Un pâle rayon de soleil n’a pas la force de traverser les rideaux de la fenêtre. Elle sent la présence réelle de l’automne, aux poules qui se hérissent dehors, aux branches des tilleuls qui, fatiguées d’avoir porté des feuilles tout l’été, se secouent, aux capelines des vieilles, aux lourdes casquettes des vieux.
De temps en temps, la mère Panainnin lui dit :
— Marie-Louise, tu vas venir au lavoir avec moi.
”
Source : Gutenberg

Portrait de Henri Bachelin Henri Bachelin,  La bancale (1910)

“ Elle aime mieux qu’il n’y ait, dans la cheminée, que des charbons. La flamme lui fait peur, qui anime d’une vie fantastique toute la maison : les deux alcôves, formées par les rideaux des lits, se creusent tout-à-coup en cavernes qu’habitent des fantômes mélancoliques, des monstres prêts à bondir. La porte de la cave, qu’on a oublié de fermer, s’ouvre comme une gueule menaçante, et la table semble danser sur le mur du fond, avec ses quatre pieds, la sarabande. ”
Source : Gutenberg

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