Henri Bachelin,
Sous les marronniers en fleurs
(1920)
“ Comme le laboureur qui écoute l’angélus lointain, on se recueille dans le silence ; partout les bougies s’allument comme pour une veillée funéraire, et c’est ainsi que chaque soir semble ramener la fin du monde.Il sembla soudain à Berlâne qu’une grande tristesse se répandît par les bois désertés, planât au-dessus de l’étang abandonné, et lui entrât dans l’âme. Auprès des deux Labrosse moqueurs ou hostiles, il lui sembla qu’il fût à cette heure à une infinie distance de sa maison. Ses larmes jaillirent.— Voilà que tu pleures à présent ? dit Robert. C’est le bouquet ! Allons-nous-en, Georges. ”
