“ Aux offices, ni orgues ni serpent ; aux grands jours, quelques accords d’un harmonium modeste tenu par le curé, viennent soutenir les chants sacrés de l’assemblée, car là tout le monde chante. Les voix d’hommes alternent avec celles des femmes, ce n’est pas tout-à-fait le chant liturgique, il a un cachet sui generis, qui lui donne un certain charme. ”
Chant liturgique
Définition et enjeux
Le chant liturgique désigne un genre de musique religieuse ou rituelle, basé sur la maîtrise de la rythmique de la parole récitée ou chantée. Marie Bobillier le définit comme des mélodies traditionnelles fixées par l’Église, dont le texte et l’interprétation sont réglementés.
Félix Aubert souligne l’importance de l’unité dans ce chant, tandis qu’Anselm Schubiger évoque son rôle historique dans la construction spirituelle. Les sources mettent en lumière sa place centrale dans les cérémonies, ses liens avec le plain-chant et ses différences selon les traditions religieuses.
Citations sur “chant liturgique”
Marie Bobillier, Dictionnaire pratique et historique de la musique
“ Dans le culte catholique, on réserve le nom de chant liturgique aux mélodies traditionnelles dont l’Église a fixé la note musicale aussi bien que le texte et dont elle a réparti l’exécution, suivant des règles et des usages précis, entre le clergé et les fidèles. ”
Félix Aubert, Méthode élémentaire de plain chant… (1855)
“ Ce n'est pas ici le lieu de discuter la valeur intrinsèque de ce chant, ni les motifs qui ont pu le faire adopter dans quelques diocèses : nous nous bornons à constater le fait, et nous disons qu'il est regrettable. Indépendamment du danger qu'il y a à introduire dans la liturgie un chant qui n'a pour lui ni l'approbation directe de l'Église, ni la consécration de l'usage , l'adoption d'un pareil chant vient mettre encore un nouvel obstacle à la réalisation de l'unité dans le chant liturgique. ”
Congrès des oeuvres catholiques du diocèse d'Orléans, Congrès pour les oeuvres catholiques du diocèse d'Orléans… (1876)
“ En outre de la musique profane, votre société peut se livrer à l'étude du chant liturgique; et, puisque nous cherchons à son existence et à ses travaux un élément d'activité, chargeons-la de l'exécution du plain-chant dans nos églises. De nos jours, les lutrins sont presque déserts, les chantres sont rares ; bien rares aussi sont les fidèles qui veulent prendre part, ainsi que le faisaient nos pères, aux cérémonies du culte divin. Il y aurait donc possibilité de combler ce vide en divisant la société en sections, qui, à tour de rôle, fourniraient chaque dimanche un groupe suffisant. ”
Marie Bobillier, Dictionnaire pratique et historique de la musique
“ Chant liturgique. Nom général de toutes les formes de chant faisant partie intégrante de la liturgie, dans les différents cultes, par opposition au terme « musique religieuse », qui désigne des œuvres surajoutées aux offices et qui leur servent d’ornement, sans leur appartenir absolument. Toutes les religions organisées en un culte public et régulier possèdent une liturgie et un chant liturgique, soit unique et universel, soit spécial à une secte ou à une contrée. Le culte israélite ne possède plus de monuments du chant synagogal, maintes fois mentionné dans les livres saints. ”
Anselm Schubiger,
Histoire de l'école de chant de Saint-Gall du VIIIe au XIIe siècle…
(1866)
“ Là arrivèrent ces hommes qui se mirent à entonner les saints cantiques primitifs de l'Église catholique, et forcèrent, par le charme de leurs cantilènes, la grossièreté et l'état sauvage de ces peuples, à comprendre les beautés du chant liturgique. Convaincus de la puissance de la musique sur le coeur de l'homme, ils fondèrent et dirigèrent une école dont ces pieux et vénérables chants retentirent longtemps dans leur ancienne pureté, et qui devaient relever et ennoblir le coeur et l'esprit des auditeurs. ”
Marie Bobillier, Dictionnaire pratique et historique de la musique
“ La réunion et le classement de ces diverses mélodies a formé peu à peu le répertoire qu’en dernier lieu l’édition vaticane des livres de chant liturgique a définitivement fixé. L’introduction de l’harmonie dans le chant de la messe remonte à son invention même ; mais la plus ancienne composition complète d’une M. en musique qui nous soit parvenue date du xive s. ”
Marie Bobillier, Dictionnaire pratique et historique de la musique
“ Cérémonie du culte catholique, qui a lieu après l’office et dont la destination est de donner aux fidèles une bénédiction solennelle avec le Saint-Sacrement. Le chant du Tantum ergo y est obligatoire. On le fait ordinairement précéder de quelques chants en l’honneur de la Sainte Vierge ou des Saints. Le Salut est « extra-liturgique ». ”
François Pochat-Baron, Supplément au Dictionnaire du clergé du diocèse de Genève-Annecy de MM. les chanoines Rebord et Gavard… (1936)
“ Il a laissé : Eléments de chant grégorien d'après la méthode. de Solesmes, 1897, — La Vérité sur nos livres d,e chant liturgique, 1905, — Recueil de Cantiques et Motets, — Manuel de chants liturgiques à l'usage de tous les fidèles. ”
Louis Colin, Noces d'or de Mgr Trouillet : célébrées à la basilique Saint-Epvre… (1883)
“ Rien n'égale la grandeur et la sublime simplicité des chants de la liturgie. Ses mélodies graves, profondes, vibrantes, sont d'une puissance religieuse que rien ne saurait égaler. Elles nous apportent, à travers les âges, l'écho parfumé des millions d'âmes qui les ont fait retentir avec les élans de l'espérance et de l'amour, sous les voûtes lointaines de nos vieilles basiliques. Le Credo est par excellence le chant immortel de l'humanité. C'est la grande voix du monde racheté qui, à jamais, s'élancera du temps vers l'éternité. ”
Philippe Baucq,
Revue des Deux Mondes
“ L’orgue accompagné de chants religieux, graves, lents, est d’une douce mélancolie ; sa voix est tantôt plaintive et mélodieuse comme une prière montant vers les cieux, tantôt forte, vibrante et puissante. De longs accords marquent la fin d’un ensemble de phrases majestueuses, pareilles à un hymne de triomphe, célébrant la toute-puissance divine. Puis, le son devient plus doux, plus frêle, se meurt presque, laissant dominer les voix d’hommes qui, en un chant vraiment sublime, glorifient la bonté, la sainteté de la mère du Christ. ”
Manuel du pèlerinage lorrain alsacien à Notre-Dame de Lourdes… (1890)
“ Les chants sont la forme la plus parfaite de la prière ; ils entretiennent la ferveur dans les âmes ; et d'ailleurs, on ne conçoit pas une procession où l'on ne chanterait pas. Aux Messes basses, le chant par excellence est le Credo. En route, outre les Vêpres de la Sainte Vierge, on chantera successivement les Litanies, le Miserere, le Parce Domine, l'Ave Maris Stella, le Salve Regina, le Magnificat, des Cantiques, surtout l'Ave, Ave, Ave, Maria de Lourdes. ”
Joseph Bard,
Derniers mélanges de littérature et d'archéologie sacrée
(1847)
“ Cette immense quantité d'hymnes, de proses et d'antiennes de la prétendue liturgie de Paris, n'est qu'un moyen de ruiner la foi, qu'un obstacle jeté devant les fidèles, pour qu'ils ne puissent pas se livrer au vœu le mieux défini de l'Eglise, à l'élan, à l'explosion de la prière générale et du chant en commun. Il faut aux masses un petit nombre de rhythmes, une quantité restreinte de chants invariables qu'elles apprennent aisément, qui se gravent sans peine dans leur mémoire, et dont elles fassent retentir avec amour, dès l'enfance, les accents sous les voûtes du temple. ”
Anselm Schubiger,
Histoire de l'école de chant de Saint-Gall du VIIIe au XIIe siècle…
(1866)
“ Pendant qu'en général l'office pour les morts était exécuté sur des notes graves et sombres, la voix retentissait dans le Te Deum, le Gloria, le Credo, chants de joie que l'on s'attachait avec une grande attention à prononcer d'une manière nette et précise, et qui, pour cela, ne s'entonnaient qu'à une élévation moyenne du diapason. Aux hymnes, aux Alleluia, aux Kyrie, Sanctus et Agnus, on donnait le caractère d'un chant aimable et gracieux ; de même, on devait, en exécutant les mélodies des séquences, être doux et agréable, et observer fidèlement les indications tonales. ”
Ferdinand Donnet, Instruction pastorale et mandement de Mgr l'archevêque de Bordeaux… (1850)
“ Le chant de l'Eglise n'est majestueux, n'est efficace, qu'autant que des voix nombreuses s'unissent pour l'exécuter. Il ressort de cet ensemble un effet sublime, comme le bruit de la mer qui gronde et du tonnerre qui éclate. Trouvez quelque chose de plus beau, de plus attendrissant, que toutes les voix des membres de l'Archiconfrérie de Notre-Dame des Victoires, ou des Associés à l'Œuvre de saint François Xavier, remplissant, chaque soirée du 'dimanche, plusieurs des églises de la capitale. ”
Stéphane André, Conte (1897)
“ L'église est toujours solitaire, et lentement pourtant les cierges se rallument, l'ombre recule et les voûtes s'éclairent ; les ors brillent, le tabernacle rayonne ; la plaie sanglante au côté du Christ s'est fermée, et Jésus semble maintenant veiller sur la croix. Le chant de l'orgue monte en une harmonie puissante, des voix se mêlent au chant, voix séraphiques et liliales. Tibi omnes angcli. Dieu !. le rêve se change en réalité, les cloches sonnent à toute volée une hymne d'allégresse, et par delà les murs épais, le ciel lui-même apparaît, le ciel radieux où scintillent les Mondss. ”
Triduum en l'honneur du bienheureux J.-B. de La Salle à Grenoble… (1888)
“ La foule prosternée devant le Dieu qui va la bénir, est encore toute saisie par les émotions d'une aussi mélodieuse prière , quand un autre chant succède, s'harmonisant avec les notes de l'instrument qui loue le Seigneur dans le lieu saint. Ce sont les accents d'une voix mâle, souple, puissante et d'une ample étendue. Elle chante l'Ecce panis angelorum et exprime avec une exquise délicatesse tous les sentiments que renferme l'hymne sacrée de la sainte liturgie. ”
Émile-Auguste Bégin, Le Moyen-âge et la Renaissance… (1849)
“ Si un Chant populaire peut être avec raison qualifié du nom solennel de Chant religieux, c'est, sans contredit, celui que les chrétiens font entendre en chœur devant l'autel où le prêtre célèbre le sacrifice de la messe. ”
Marie Bobillier, Dictionnaire pratique et historique de la musique
“ Pendant cette longue et florissante période, où l’art polyphonique vocal atteint sa perfection, tout en se révélant le plus fidèle interprète du sentiment religieux, les 5 morceaux d’une même messe se composent à 4, 5, 6, 8 voix, et exceptionnellement davantage, sans accompagnement instrumental, sur un seul et même thème, choisi soit parmi les mélodies liturgiques, soit dans le répertoire du chant profane, et traité avec toutes les ressources et tous les artifices du contrepoint. ”
Salvador Daniel, Cours de plain-chant : dédié aux élèves maîtres des écoles normales primaires (1864)
“ Pendant que le chœur seul, ou le chœur et l'orgue, chantent l'hymne, le grand chantre, accompagné d'un des chantres coryphées, va inviter le prêtre ou le chantre assistant qui doit indiquer l'antienne de Magnificat. ”
Joseph Bard,
Derniers mélanges de littérature et d'archéologie sacrée
(1847)
“ Quelle musique pourrait valoir les rhythmes si pieusement exaltés, si inspirés dans leur constante variété, de la plus belle prose de l'année, le Lauda, Sion, Salvatorem, véritable chant triomphal du catholicisme? Quelle musique, encore un coup, peut remplacer le chant antique du Symbole des Apôtres, de cette sublime profession de foi du Credo ? Le plain-chant est seul universel, traditionnel et populaire. ”
Société des amis des sciences, de l’industrie et des arts de la Haute-Loire, Mémoires et procès-verbaux de la Société agricole et scientifique de la Haute-Loire
“ Cette poésie naïve, ce chant d’église aux rimes sonores, célèbre, il n’est pas besoin de le dire, un trépas imaginaire, entouré d’accessoires merveilleux, mais le fonds du récit n’est point d’invention pure. ”
Jean le Rond d’Alembert,
L’Encyclopédie, 1re éd.
“ CHANTRE, s. m. ecclésiastique, ou séculier qui porte alors l’habit ecclésiastique, appointé par les chapitres pour chanter dans les offices, les récits, ou les chœurs de musique, &c. On ne dit jamais chanteur, que lorsqu’il s’agit du chant profane ; (Voyez Chanteur. ) & on ne dit jamais chantre, que lorsqu’il s’agit du chant d’église. Les chantres de la musique des chapitres sont soûmis au grand-chantre, qui est une dignité ecclésiastique : ils exécutent les motets, & chantent le pleinchant, &c. ”
Camille Bellaigue, Revue des Deux Mondes
“ Relue à l’occasion et sous l’impression des préceptes du Saint-Père, il semble que, par une sorte d’harmonie préétablie, elle s’accorde avec eux, qu’elle les éclaire et les confirme, et que, leur soumettant d’avance, et comme d’instinct, la musique religieuse, même dramatique, elle montre assez tout ce que la musique liturgique gagnerait à leur obéir à son tour. ”
Jacques Noël, Les beautés du plain-chant romain… (1874)
“ « Des délices du Ciel qui coulent à pleins bords. » Mais, du neume la cantilène N'est pas le seul rayonnement Qui rende notre âme sereine; Il ne paraît que rarement. Et l'office même ordinaire Porte toujours un caractère De sainte joie à nos esprits Par des chants plus courts, plus précis. Cette joie, on la trouve à l'heure Des cantiques mystérieux ; Alors la pieuse demeure Brille de chants moins onduleux ; Le matin, soit lorsque les anges Entonnent leurs belles louanges, Dans les élans si merveilleux Du Te Deum majestueux ; Soit lorsque le prêtre, à la messe, Du Gloria dit l'air si beau ”
Léon Escudier,
Dictionnaire de musique théorique et historique
(1872)
“ Des cathédrales sont fondées, des chapitres dotés, et le clergé s'efforce de faire fleurir celui de tous les arts qui lui est le plus efficacement utile. Bientôt il ne se borne point au chant grégorien et à l'orgue dont il le fait accompagner dans les Te Deum, les motets, les vêpres et les messes ; mais il imagine d'honorer plus solennellement encore le Seigneur en faisant représenter en musique la passion du Christ, les adorations de la Vierge, celles des anges. De là le retour de la musique dramatique et du genre chromatique des Grecs, également dus à l'Église. ”
Ernest Myrand,
Noëls anciens de la Nouvelle-France
“ Célébrons tous d’une voix. Solennelle et grave, sa musique semble beaucoup moins appartenir aux couplets d’un joyeux cantique qu’aux strophes plaintives d’une hymne liturgique. [1] Sa mélodie respire un tel sentiment religieux que l’on a composé sur ses phrases une prière eucharistique. [2] L’onction pénétrante, la ferveur expansive, la mélancolie douce et calme, toutes expressions vraies des joies sereines de l’âme, excusent absolument, justifient même cette méprise du poète écrivant un cantique de communion sur le rythme de ce noël. ”
Louis Rupert, Que penser et que faire ? par L. Rupert (1871)
“ L'homme qui veut sérieusement s'occuper du chaut religieux ne doit jamais perdre de vue ce principe fondamental et vital que le chant de l'Église est une prière dans la plus large acception du mot, supplications, louanges, actions de grâces adressées à Dieu ou aux habitants du ciel. Le chant n'est que l'expression publique de la prière ”
Salvador Daniel, Cours de plain-chant : dédié aux élèves maîtres des écoles normales primaires (1864)
“ Dans les églises où il y a un orgue, c'est lui qui entonne et remplace, ordinairement, le premier côté du chœur. Dans ce cas, tout le chœur ensemble forme le deuxième côté, et ainsi de suite pour toutes les autres parties de la messe, comme le Gloria, le Sanctus, l'Agnus et le Domine sahum, lorsqu'on le chante. Pour l'exécution de cette leçon, il faut désigner d'avance un ou deux élèves pour remplir les fonctions de grand chantre ou de chantres coryphées, de même que les deux côtés qui doivent partager le chœur. ”
Protestantisme et musique (1950)
“ Celle-ci annonçant la mélodie permettrait de la varier selon les différentes fêtes de l'année ecclésiastique, sans risquer de dérouter les fidèles (1) . Les répons dont les paroles se répètent à trois reprises (Kyrie et A gnus Dei) (2) pourraient être coupés par le grand orgue, l'orgue de chœur se réservant l'accompagnement du chant (3) et le fond sonore qui pourrait appuyer la récitation du Credo (4) et de l'oraison dominicale. ”
Ursulines de Jésus, Constitutions, directoire ou coutumier pour les religieuses de Sainte-Ursule de la maison de… (1851)
“ En tous les offices et chants ecclésiastiques, elles se serviront des airs notés en plain chant, selon l'usage du diocèse. Elles pourront aussi se servir des airs notés en musique pour le chant des Jérémies, du psaume Miserere, de la prose Stabat, des litanies, pour le chant des vêtures, des professions, de la bénédiction du Saint Sacrement et de l'élévation ; mais les Sœurs mettront toujours au premier rang les dispositions saintes et intérieures, infiniment plus agréables à Dieu que la mesure et l'harmonie des tons. ”
Colloque Marie dans la liturgie de l'Église, Marie dans la liturgie : actualité de "Marialis cultus"… (2012)
“ La question posée par cette contribution invite à une double exploration, deux facettes en fait d'un même dynamisme : comment la liturgie tend à mieux être comprise dans sa charge ecclésiologique grâce à la figure de Marie, et comment la figure mariale décline-en elle-même des harmoniques proprement liturgiques. Que peut apporter la musique ? Car si on prie Marie, on la chante aussi. Et la dévotion mariale fait grandement usage des cantiques. Le sait qui a déjà fréquenté des lieux de pèlerinage. On y chante et le chant fédère la foule souvent bigarrée qui se presse auprès de Marie. ”
Émile-Auguste Bégin, Le Moyen-âge et la Renaissance… (1849)
“ Que ce ne soit pourtant pas la condamnation du Chant religieux, que sa naïveté absoudrait au besoin? Hâtons-nous donc d'étendre un voile, s'il le faut, sur l'origine peu canonique de ce Chant, et, montrons-le, échappé à peine aux foudres d'un concile, passant par la Prose de l'âne, et devenant le Noël, le Noël populaire, le Chant religieux par excellence, qui a pris tous les tons, tous les caractères et toutes les formes. ”
Saint Augustin,
Discours sur les psaumes : Psaumes XCI à C
“ Que les hommes séparés de la communion du monde entier comprennent enfin qu’ils ne peuvent chanter un cantique nouveau, parce que le cantique nouveau se chante dans le monde enlier, et non dans une partie. Or, remarquez et voyez que tel est le sens de notre psaume, et qu’en invitant l’univers entier à chanter un nouveau cantique, on signifie que c’est la paix qui entonne ce chant nouveau ; « Chantez au Seigneur un cantique nouveau, parce que le Seigneur a fait des merveilles ». ”
