Résumé

Portrait de Ernest Myrand Ernest Myrand Noëls anciens de la Nouvelle-France

Ce fin railleur a mille fois raison. Du moment qu’une mélodie est agréable, originale, charmante à écouter, que nous importe le nom de son auteur ? Ainsi du noël qui nous préoccupe. Seulement, et vous jugerez par là de mon incurable manie, seulement si quelqu’un d’autorisé me convainquait que Dans cette étable n’est pas de Fléchier, celui-là me rendrait très malheureux. Oui, je serais assez sot pour détrôner mon idole. Mais il n’en sera rien, j’en ai la ferme conviction ; je ne sacrifie pas à un faux dieu en vouant un culte au vénérable cantique qui a réjoui ma jeunesse.
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Portrait de Ernest Myrand Ernest Myrand Noëls anciens de la Nouvelle-France

Une mélodie, dit-il excellemment, une mélodie antique, même si elle se chantait à l’origine sur des paroles profanes, peut souvent recevoir des paroles religieuses sans que le bon goût ait à en souffrir. C’est que l’emploi excessif des dissonances et l’abus des effets rythmiques ont donné un tel cachet d’agitation à notre musique moderne que, grâce au contraste, toute musique ancienne nous paraît aujourd’hui calme et reposante et que l’air d’une joyeuse chanson d’autrefois peut maintenant nous faire l’effet d’un cantique.
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Portrait de Ernest Myrand Ernest Myrand Noëls anciens de la Nouvelle-France

À l’Avent de l’an de grâce 1901, le Venez, divin Messie, de Pellegrin aura été chanté pendant deux siècles consécutifs dans toutes les églises de l’ancienne et de la nouvelle France.
Deux fois centenaire ! ô le vénérable noël, l’auguste cantique ! Et cependant, la mélodie qui chante ses strophes religieuses, qui les rajeunit de sa joie, qui les divinise de sa musique immortelle comme l’art, et comme lui belle éternellement, porte deux fois cet âge ! Quatre cents ans ! Oui, cette mélodie a quatre cents ans.
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