Louis Fléchier

Définition et enjeux

Charles Labitte,  Revue des Deux Mondes

“ La publication des Mémoires ne met que mieux dans son jour cette situation particulière à Fléchier dans le développement de la prose française au XVIIe siècle ; elle le rattache même plus directement à cette période finissante de la manière Louis XIII, à laquelle appartiennent les plus jolis vers de Segrais, les premières lettres de Mme de Sévigné et la Princesse de Montpensier de Mme de La Fayette. Le livre de Fléchier en marque la plus coquette nuance et le plus heureux momens. On est au seuil d’une époque de génie et de goût ”
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Charles Labitte,  Revue des Deux Mondes

“ Il est quelqu’un à qui un auteur n’a presque jamais la force de cacher ses secrets, et ce quelqu’un, c’est le public. Fléchier, qui cherchait à se produire, à se faire des protecteurs, ne manqua pas une occasion de mettre publiquement en relief l’art qu’il avait acquis d’aligner de jolis hexamètres ; il en adressait au Mazarin sur la paix avec l’Espagne, au comte de Brienne sur ses voyages, au dauphin sur son avenir ; mais ce fut surtout à propos du brillant carrousel donné par le jeune Louis XIV que la muse érudite de Fléchier triompha. ”
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Portrait de Louis Bourdaloue Louis Bourdaloue,  Chefs-d'oeuvre oratoires de Fléchier… (1853)

“ La poésie, à laquelle Fléchier s'était adonné avant de se montrer dans la chaire, et par laquelle il avait comme préludé à l'éloquence, l'avait rendu très-sensible au charme qui résulte de l'heureux arrangement des paroles; on sent, en le lisant, qu'il avait commencé par être poëte : rien n'est en effet plus utile à un orateur, pour se former l'oreille , que de faire des vers bons ou mauvais, comme il est utile aux jeunes gens de prendre quelques leçons de danse pour acquérir une démarche noble et distinguée. ”
Source : Gallica

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