Oraison funèbre

Définition et enjeux

Portrait de Gaspard Mermillod Gaspard Mermillod Oeuvres du cardinal Mermillod,… (1893-1894)

Ce concert unanime des fidèles et du clergé, ces rues parées de sombres tentures, cette foule silencieuse et attendrie s'inclinant devant ce cercueil, avide de contempler une fois encore les traits de son évêque et paraissant demander à sa main glacée une bénédiction : n'est-ce pas l'incomparable éloge que la voix populaire a prononcé naguère ? Oui, vous avez fait la plus splendide oraison funèbre qui se puisse imaginer : il est impossible d'ajouter à cette solennité des larmes, à ce deuil éloquent du souvenir et des espérances!
Source : Gallica

Portrait de Joseph Bard Joseph Bard 100 Têtes sous un bonnet, par Joseph Bard (1836)

Fille aînée de l'éloquence religieuse, l'oraison funèbre vit d'enthousiasme et de contrastes. Sa place, c'est entre le ciel et la terre. — Ici, elle touche à la lyre des séraphins, au trône de l'éternel; là, elle repose sur les sceptres de la terre. Le coeur humain lui appartient, les plus importantes leçons de la vie et de la mort sont de son domaine, tout ce qui n'est pas sublime lui demeure étranger.
Source : Gallica

Pierre-Aubin Paillart Les franchises de l'historien… (1866)

A l'heure où la mort vient de consommer son oeuvre, il n'y a de place que pour le recueillement et pour le pardon. La prière et les regrets peuvent seuls émouvoir le silence des tombeaux; mais ni l'épitaphe d'un homme, ni même son oraison funèbre ne suffisent à marquer sa place dans l'histoire. On sait, par de nombreux exemples, jusqu'à quel point l'oraison funèbre peut pousser sa mansuétude et ses indulgences, même à l'égard de ceux qui s'y trouvent nommés incidemment.
Source : Gallica

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