Résumé

Félix Vérany Balthazar de Vias, sa vie et ses oeuvres… (1862)

Mais se qui tourmente le plus de Vias c'est la simple idée que sa poésie sera délaissée après sa mort ; or pour celui qui sait que la seule ambition de l'homme est de perpétuer son souvenir à travers les siècles et que cette ambition a créé autant de grands hommes que de grands scélérats, depuis Alexandre jusqu'à Napoléon, depuis Erostrate jusqu'à Lacenaire, celui-là comprendra facilement la douleur que le poète devait ressentir à la pensée que peut-être ses œuvres, fruit de ses veilles et de son talent, seraient complètement oubliées.
Source : Gallica

Félix Vérany Balthazar de Vias, sa vie et ses oeuvres… (1862)

De Vias divise ses Silves en douze poèmes accompagnés chacun d'un appendice en prose d'une érudition merveilleuse. L'histoire de nos rois de France y est développée avec une grande habileté, et Louis XIII, qui termine cette longue phalange de monarques, y joue le principal rôle; son sacre, ses emblèmes, sa maladie; tout y est harmonieusement traité.
Il a su donner une place élégante au mouvement maritime de Marseille, à la paix, à la navigation française toute entière. Le dernier chant, en forme d'apothéose, porte le nom d'Uranie, en l'honneur de l'immortalité du peuple français.
Source : Gallica

Félix Vérany Balthazar de Vias, sa vie et ses oeuvres… (1862)

Madame, la ville de Marseille, à plus juste raison, a tressailli de joie, voyant aborder vos galères en nos mers, accompagnées des applaudissements des nymphes et des tritons, qui suivent vos voiles et Votre Majesté comme une déité plus salutaire que celle que l'histoire romaine nous rapporte ; et qui chassent, par les doux et favorables aspects qui sortent de vos yeux, toutes les mauvaises influences de ces astres malings qui semblent nous menacer et nuire au bon-heur et au contentement que nous espérons recevoir de votre arrivée.
Source : Gallica

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