Théodore Boudet Puymaigre

Résumé

Théodore Boudet Puymaigre Saint-Lambert

Thompson, dit-il, dans chacun de ses chants, voit la nature sublime et grande; il aime mieux la peindre étonnante qu'aimable : peutêtre cela est-il plus aisé... Il chantait la nature chez un peuple qui la connaît et qui l'aime, et je l'ai chantée chez une nation qui l'ignore ou la regarde avec indifférence. Thompson parle à des amants de leur maîtresse: il est sûr de leur plaire. Je veux, inspirer de l'amour pour une belle femme qu'on n'a pas vue, et je montre son portrait. Thompson veut qu'on admire la nature, et je voudrais la faire aimer.
Source : Gallica

Théodore Boudet Puymaigre Saint-Lambert

« La Fontaine montrant le lapin qui trotte à travers le thym et la rosée, est aussi poète que les anciens le furent jamais. »
Au coloris faux que devaient donner à nos sites les réminiscences des bucoliques, se joint dans Saint-Lambért la fausseté des sentiments. Il se croit obligé de terminer chaque tirade de vers par une espèce de sentence morale; il se bat les flancs pour larmoyer, il ne rêve que moeurs et probité; la vertu sous le chaume le séduit; jeunes filles tendres et pudiques, vieillards bons et respectables, Voilà ce qu'on rencontre dans chacune de ses pages.
Source : Gallica

Théodore Boudet Puymaigre Saint-Lambert

Pascal aussi croyait en Dieu, dit madame d'Epinay, comme si elle eût cherché, par cet exemple , à rendre plus excusable la faiblesse de Rousseau. Mais vous, monsieur, qui êtes poète, continua-t-elle en s'adressant à Saint-Lambert, vous conviendrez avec moi que l'existence d'un être éternel, tout-puissant, souverainement intelligent, est le germe du plus bel enthousiasme.
Source : Gallica

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