Résumé

Édouard Meaume Palissot et les philosophes ; par E. Meaume… (1864)

Dalembert représente un parti qui aspire à diriger souverainement le courant des idées dont il veut assurer le triomphe. Il ne néglige aucune occasion de faire du bruit, de montrer sa puissance et d'asseoir sa domination. En tout et sur tous il est absolu, tyrannique; il ne supporte ni le dissentiment ni l'indépendance. Il ne reconnaît qu'un chef : c'est Voltaire; encore essaye-t-il de le diriger, de le dominer, tout en lui laissant une certaine suprématie nominale. — Rousseau, au contraire, est l'homme du devoir qui cherche avant tout la satisfaction de sa conscience.
Source : Gallica

Édouard Meaume Palissot et les philosophes ; par E. Meaume… (1864)

Il eût trouvé dans ces Mémoires qu'il calomnie, les noms de Montaigne, de Charron, de le Vayer, de Descartes, de Bayle, de Voltaire, de Montesquieu, de Buffon, d'Helvétius, de Rousseau lui-même, honorés comme ils le méritent, et partout ceux des anti-philosophes livrés au plus profond mépris. Il eût trouvé dans la Dunciade un chant entier (celui de la Vision) rempli de la plus pure philosophie.
Source : Gallica

Édouard Meaume Palissot et les philosophes ; par E. Meaume… (1864)

Quant à l'illustre Rousseau, je suis las de me défendre d'une injure que ses ennemis seuls ont osé lui faire, et je ne m'abaisserai point à prouver, non-seulement que mon intention n'a jamais été de le peindre sous le personnage ridicule d'un valet de comédie; mais que la nation n'eût jamais pardonné cette extravagance. Le public ne vit dans Crispin que Crispin, c'est-à-dire un valet balourd qui s'efforce de parodier son maître, assez gaîment peut-être pour exciter le rire, mais toujours en singe qui contrefait l'homme.
Source : Gallica

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