Charles-Yves Cousin d'Avallon

Résumé

Charles-Yves Cousin d'Avallon Diderotiana

Tout sensible qu’était Diderot, sa sensibilité n’égalait point celle de Jean-Jacques ; aussi fut-il plus sage et moins éloquent que le Génevois. Le génie est une espèce d’ivresse qui double les facultés de celui qui l’éprouve, mais qui, étant trop forte, ne permet pas de voir les objets tels qu’ils sont ; aussi rien de plus rare que l’union de la sagesse et du génie. — La sagesse, disait Diderot, est l’ouvrage du jugement, que le vulgaire appelle raison ; et le génie est l’effet de l’enthousiasme, que le vulgaire appelle folie.

Voici le jugement de J. J. Rousseau sur Diderot
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Charles-Yves Cousin d'Avallon Diderotiana

Mais d’entre les rideaux qui entouraient Muret, s’élève le cri de l’homme, du philosophe, du chrétien : Tanquam foret anima vilis, illa pro quâ Christus non dedignatus est mori. Ce mot empêcha l’opération, et le malade guérit.
« À cette variété du cri de la nature, de la passion, du caractère, de la profession, joignez le diapason des mœurs nationales, et vous entendrez le vieil Horace dire de son fils : Qu’il mourût ; et les Spartiates dire d’Alexandre : Puisque Alexandre veut être dieu, qu’il soit dieu. Ces mots ne désignent pas le caractère d’un homme ; ils marquent l’esprit d’un peuple. »
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Charles-Yves Cousin d'Avallon Diderotiana

Il faut avoir soin de distinguer la chasteté du fanatisme de la continence : la continence est vice, puisqu’elle va contre les intentions de la nature ; la chasteté est l’abstinence des plaisirs de l’amour hors des cas légitimes.

L’humilité est un mensonge ; où est celui qui se méprise lui-même ? Et si cet homme existe, malheur à lui ; il faut s’estimer pour être estimable. Quant au pardon des offenses, il est d’une grande âme, et c’était une vertu morale avant d’être une vertu chrétienne.

Les secours que nos sens se prêtent mutuellement les empêchent de se perfectionner.
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