Bibliothèque nationale

Résumé

Bibliothèque nationale Diderot : 1713-1784 : [exposition… (1963)

L'amitié que Diderot portait à Grimm pouvait sembler sans faille jusqu'à la découverte de ce « petit papier »: Le généreux philosophe n'était donc pas sans juger sévèrement l'opportunisme sans scrupule de celui qui posait le dileme suivant au brave abbé Raynal : « ou vous croyez que ceux que vous attaquez ne pourront se vanger de vous, et c'est une lâcheté de les attaquer ; ou vous croyez qu'ils pourront et voudront se vanger, et c'est une folie que de s'exposer à leur ressentiment... » Sur ce thème, Diderot s'échauffe et exalte la « folie » de tous les hommes justes.
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Diderot : 1713-1784 : [exposition… (1963)

ULYSSE ÉVOQUE L'OMBRE DE TIRESIAS. Odyssée livre IX. Gravure de Caylus et Fessard d'après un dessin de Bouchardon. — B.N., Est, Fa. 43.
Devant cette version vraiment moderne de l'antique sujet de Polygnote, Diderot s'enthousiasme. Il admire notamment les ombres : « Elles se sont élevées au-dessus de la terre ; elles accourent, elles se pressent ; elles ont une tête, des pieds, des mains, un corps comme nous, mais elles sont d'un autre ordre que nous. Si elles ne sont pas dans la nature (et elles n'y sont pas) où sont-elles donc ? Pourquoi nous plaisent-elles ? »
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Diderot : 1713-1784 : [exposition… (1963)

« Il est ressemblant, mais il a l'air ivre, ivre de vin, s'entend ; et l'on jurerait qu'il lit quelques chants de sa Neuvaine [de Cythère] à des filles. Le bleu fort de ce mouchoir de soie qui lui ceint la tête est un peu dur et nuit à l'harmonie » écrit Diderot (Salon de 1767) qui est seul à le citer. En fait Marmontel lit non la Neuvaine mais les Incas, dans une version inédite, ainsi que l'a montré Mme Adhémar.
Source : Gallica

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