Prison de Vincennes

Définition et enjeux

Ernest-Hector Lemarchand,  Le Château royal de Vincennes de son origine à nos jours… (1907)

“ N'oublions pas, en effet, que le donjon de Vincennes, de même que la Bastille, fut la prison élégante, aristocratique, n'abritant que des prisonniers de marque, des princes du sang, de grands seigneurs pour lesquels on avait toutes sortes d'attentions, de riches bourgeois ou des écrivains que l'on voulait ménager et que les gens du peuple étaient plutôt enfermés à Bicêtre ou dans d'autres prisons au régime plus sévère, à la discipline plus rude. ”
Source : Gallica

Histoire de Paris, l'ancien et le nouveau… (1879)

“ Oui, le donjon de Vincennes, c'est la prison d'Etat de l'audace, de la puissance, de la noblesse et du génie : les fers que l'on y forge dans l'intérêt de la royauté, ne peuvent enchaîner que des prisonniers d'élite ; il faut se nommer, pour mériter le poids d'une pareille chaîne, Henri IV ou Henri de Bourbon, Bassompierre ou le cardinal de Retz, l'abbé de Saint-Cyran ou Jean de Werth, Rantzaw ou le prince Casimir, Fouquet ou Lauzun, Diderot ou Mirabeau. ”
Source : Gallica

Ernest-Hector Lemarchand,  Le Château royal de Vincennes de son origine à nos jours… (1907)

“ Loin de nous, cependant, la pensée de vouloir faire considérer le donjon de Vincennes commeun nouvel Eden, un séjour de délices : une prison est toujours une prison, si douce qu'elle soit, et ni la bonne chère ni les égards des geôliers ne peuvent compenser la perte de la liberté, mais il faut se garder aussi de tomber dans l'exagération contraire et de dramatiser le séjour dans cette prison qui, avec un aspect terrifiant, avait de si doux accommodements avec certains de ceux qu'elle renfermait. ”
Source : Gallica

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