J.-H. Rosny aîné,
La Vague rouge
“ Rougemont savait l’art d’écouter. Il l’avait cultivé avec amour, car il s’intéressait naturellement aux affaires du prochain. Il tirait de chaque individu une substance propre à conquérir et à convaincre. Peut-être avait-il, à quelque degré, l’âme d’un confesseur. Ainsi apprit-il rapidement le caractère, les goûts, les rancunes, les aventures, les aspirations de Pouraille, d’Antoine Bardoufle, de Gourjat et des fils Bossange, Il eut plus de peine avec le jeune Meulière, le petit Taupin et le personnage frileux : c’est qu’ils aimaient le silence ou s’embarrassaient dans leur parole. ”
