J.-H. Rosny aîné,
La Vague rouge
“ Parfois, un train surgissait des profondeurs, longue demeure roulante que traînait une bête aux prunelles énormes, aux rauquements saccadés. François Rougemont considérait avec admiration et colère ce paysage de l’homme ; la force l’en exaltait, et le génie opiniâtre ; mais par l’injustice et la haine, par l’avidité des uns, la lâcheté des autres, la sottise de tous, cette vie magnifique semait plus de misères que de joies. Comme il s’attardait à suivre l’évolution d’un convoi de marchandises, il entendit des voix fraîches et, se tournant, il aperçut Armand Bossange avec le petit Meulière. ”
