Résumé

Louis Coudurier Une ville sous le régime collectiviste… (1908)

Le citoyen-maire collectiviste et révolutionnaire,
effrayé lui-même de ce qu'il voyait depuis son élection, — laquelle ne remontait encore qu'à quelques jours, — ne se fit pas trop prier, il faut le reconnaître :
« Monsieur le maire, déclara M. Marfille, président de la chambre de commerce, vous êtes l'élu de la ville de Brest ; vous devez à tous les citoyens sans distinction aide et protection, et c'est ce que nous venons vous demander au nom de tous. Nous avons la plus ferme confiance que vous ferez cesser tous ces désordres, qui compromettent le bon renom de la ville de Brest. »
Source : Gallica

Louis Coudurier Une ville sous le régime collectiviste… (1908)

Les socios de l'hôtel de ville ont la haine profonde du commerçant qui, lui aussi, est un capitaliste et un épargnant. Et cette haine se traduisait par la mesure révoltante qui consistait à arracher au commerce tout espoir de rattraper l'argent perdu depuis que la ville de Brest est aux mains de la Sociale. Les commerçants ont dû comprendre la nécessité d'une action énergique et rapide pour défendre, non plus des idées, des opinions, mais leur bourse, mais leur caisse, contre d'aussi dangereux démolisseurs !
Source : Gallica

Louis Coudurier Une ville sous le régime collectiviste… (1908)

Pour le plus grand nombre des ouvriers, ce fut la misère plus noire.
Le spectacle des événements dont la ville de Brest fut le théâtre éveille naturellement certaines réflexions d'une portée générale. Ce n'est pas aux orateurs de la Bourse du travail qu'il faut demander de dégager la philosophie de la grève, car si l'on doit s'indigner des violences qui forment le
fond de leurs harangues incendiaires, on peut non moins justement s'attrister en constatant à quel point leur manquent le sens des réalités pratiques et le véritable esprit politique.
Source : Gallica

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