Résumé

Paul Berton Liguons-nous contre le Socialisme… (1896)

Que de farceurs il y a, chers lecteurs, parmi tous ces prétendus apôtres du socialisme !
Et, d'abord, si vous vous trouviez avec les socialistes de haute marque, avec ceux qui composent l'état-major du parti, et si vous leur demandiez: «Croyez-vous là, bien sincèrement, à la possibilité de l'égalité des conditions parmi les hommes ? » Ils vous répondraient : « Est-ce que vous voulez vous moquer de nous !... » Et ils se mettraient à hausser les épaules en souriant.
Source : Gallica

Paul Berton Liguons-nous contre le Socialisme… (1896)

Je n'ai encore rien dit du socialisme chrétien. Ce n'est pas que je l'approuve, croyez-le bien ; je le trouve, au contraire, extrêmement blâmable.
Assurément les socialistes chrétiens ne sont ni des collectivistes, ni des révolutionnaires.
Ils sont simplement animés par un vague désir de progrès et de justice, commun à tous les coeurs généreux : ils animent les humbles et les petits conformément à l'admirable doctrine du Christ et ils voudraient pouvoir procurer à l'ouvrier plus de bien-être matériel et moral, plus de loisir « pour s'occuper des choses du Cîel ».
Source : Gallica

Paul Berton Liguons-nous contre le Socialisme… (1896)

Tous les Français seraient fonctionnaires, tous contribueraient à faire marcher cette immense machine, dans laquelle chacun de nous ne serait plus un homme, mais un rouage obéissant et inconscient.
Tous fonctionnaires !... En serions-nous plus heureux, mes amis ? Ma conscience d'homme libre me crie : « Au contraire !»
Voyez-vous l'État propriétaire-gérant universel, faisant bouillir le pot-au-feu national, et distribuant à chacun part égale...
Source : Gallica

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