Résumé

J. Borin-Fournet La Société moderne et la question sociale… (1893)

Malgré vos objurgations, pour l'ouvrier irréligieux, l'ouvrier dont l'horizon moral est borné par la mort, le devoir est devenu un mot creux, l'ordre une tyrannie illégitime, le capital un vol perpétuel de ce qui devrait lui appartenir, le patron un exploiteur digne de toutes les haines et de tous les mépris. Quant au travail, ce n'est plus qu'une nécessité humaine devant laquelle il se courbe rageusement.
Source : Gallica

J. Borin-Fournet La Société moderne et la question sociale… (1893)

Quelle belle mission, pour un homme, de consoler et d'unir, de réconforter et d'éclairer, de se mettre en face de toutes les misères pour les soulager, de toutes les plaies morales pour les panser ! La question sociale, en ce qu'elle a d'étranger aux constitutions politiques, voilà la grande affaire du prêtre. C'est à lui, le dépositaire des baumes divins et des éternelles espérances, le médecin des âmes, qu'il incombe surtout de soulager et de guérir cette maladie essentiellement morale. D'où vient donc cette indifférence que nous avons trop souvent à regretter aujourd'hui?
Source : Gallica

J. Borin-Fournet La Société moderne et la question sociale… (1893)

Nous ne sommes plus ces hommes primitifs réunis accidentellement en petits groupes, ressentant peu de besoins, vivant au jour le jour, n'ayant encore ni le coeur assez chaud, ni l'esprit assez formé, pour aspirer à autre chose qu'aux joies calmes du foyer et de la vie pastorale. Nous constituons une grande nation, vieille de plusieurs siècles, expérimentée et instruite, consciente de son passé plein d'honneur et soucieuse de l'augmentation, dans l'avenir, de son patrimoine de gloire et de richesses publiques.
Source : Gallica

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